Onirique Comics 7.1

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Orc Stain TPB 1

mardi 19 juillet 2011, par Mathieu Doublet

(Image Comics / James Stokoe)

Ce recueil reprend les numéros 1 à 6 de la série régulière.


Les orcs ne sont pas une race paisible. S’ils peuvent piller, violer et étriper, ils s’en donneront à coeur joie. La seule défense face à cette menace, c’est que les orcs ne peuvent même pas se sentir entre eux et chercheront leur propre avantage dans n’importe quelle situation, alors ne parlons pas des guerres de clans qui sont assez régulière. Bon, ça, c’était surtout dans le passé. Depuis peu, le "Orktzar" a réussi à rallier tous les clans sous son étandard, ce qui n’arrange absolument personne et permet une véritable vague de massacres. Mais cet orc suprême, l’orc incarné comme il se prétend être, est tout autant mu par ses envies. Quand une prêtresse lui annonce que le Ganga-gronch est peut-être complètement hors de son atteinte, celle-ci n’a plus que quelques secondes à vivre. Elle trouve quand même le moyen de lui annoncer qu’un orc à un oeil sera la clé pour découvrir ce membre gigantesque (oui, un gronch, c’est bien le sexe d’un orc mâle). La quête peut donc démarrer et le pauvre Un Oeil en sera pour ses frais, d’autant que ce n’est en traînant avec Oreilles Pointues qu’il réussira à éviter les ennuis. Son seul atout : tout a un point de rupture, tout peut être ouvert et il a un certain don pour ça.

James Stokoe était déjà allé très loin dans le délire avec Wanton Soup mais avec Orc Stain, il va encore plus dans l’outrancier sachant que son univers est complètement dirigé par ... des bites. En effet, les orcs gagnent de la célébrité en prenant les attributs de leurs adversaires mais comme cela se déteriore au fil du temps, il est possible de les transformer en la seule monnaie ayant un peu de valeur ... De l’humour un peu gras qui n’est heureusement pas la seule composante du récit. Stokoe joue aussi sur le caractère à la très roublard et très idiot de la majorité de ces personnages, ce qui amènera bien entendu le sourire mais aussi des retournements de situations improbables renforçant un côté aventuresque très prononcé. Il y aura moults personnages qui seront autant de raisons de lancer une petite trahison et donc de scènes d’action. Avec un univers médiéval-fantastique ou quasiment tous les objets sont vivants (un modèle ici exacerbé et déjà utilisé dans Wanton Soup), Stokoe part donc dans un délire des plus réjouissants.

Attention les yeux, ça va piquer ! Surtout au niveau des couleurs. Si Wanton Soup était en noir & blanc, Orc Stain est plutôt orné de trois couleurs : vert, violet et rouge. C’est assez particulier et ça demande un petit temps d’adaptation. Une fois que c’est passé, ce sont surtout les détails qui pullullent sur toute la page qui donnent le vertige et rendent la lecture plus lente. Ceci étant, sachant que Stokoe est en partie influencé par le manga, certaines scènes auront nettement plus de patates et l’absence de décor deviendra soudain comme un soulagement.

Orc Stain est donc un récit un peu vulgaire (vulgaire comme un orc, dirons-nous) mais bourré de qualités avec des planches sublimes, des gags et de l’aventure. Faut juste se faire au style quoi ...


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