Onirique Comics 7.1

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Jack of Fables TPB 4 : Americana

mardi 21 juin 2011, par Mathieu Doublet

(Vertigo / Bill Willingham & Matthew Sturges / Tony Akins & Russ Braun)

Ce livre reprend les épisodes 17 à 21 de la série régulière.


Tandis que Raven triche aux échecs contre l’Erreur Pathétique (appelée aussi Gary), Jack s’affaire avec un nombre de tubes de colle assez impressionnant. Et pour cause, il est en train de remonter Humpty Dumpty ce qui ne va pas se faire sans problème. Et si Jack s’occupe d’un personnage aussi encombrant, c’est qu’il a une idée derrière la tête. Ou plutôt sur le derrière de Dumpty puisque celui-ci a un plan tatoué sur la partie encore plus rebondie de son anatomie, un plan qui pourrait bien mener Jack vers la richesse à laquelle il tient tant. Ce qui tombe assez mal, c’est que la jeune soeur Page, Hillary, a grosso modo le même plan, trouver Americana, le pays des Fables américaines, et pour cela elle a besoin du rétréci Paul Bunyan comme garde du corps ainsi que Babe, la vache (enfin presque, je vous laisse la surprise) bleue. Il va donc falloir que tous nos héros, qui ne peuvent pas se supporter et qui sont prêts à se tirer dans les pattes à la première occasion, commencent à travailler ensemble.

Jack of Fables a, petit à petit, pris une partie de l’histoire de Fables, notamment celle de la vie des Fables dans ce qu’il y a de plus basique et leur survie à travers le monde, tandis que la série mère se charge de raconter le récit de la grande bataille contre l’Adversaire. Bill Willingham et Matthew Sturges continuent donc leur petit travail de meta-Fables en y apportant une pièce maîtresse dans le personnage de Burner. On avance de plus en plus dans les Literals et dans le Grand Crossover des Fables. De quoi amener du fond à cet arc qui fait vadrouiller nos personnages à travers toute l’Amérique (des Fables et la nôtre) l’occasion de véhiculer les bonnes valeurs du pays et son histoire. Bien entendu, c’est toujours l’occasion pour les auteurs de glisser quelques gags et le personnage de Jack est encore plus attirant et pénible que d’habitude. D’ailleurs, bien fait pour lui, il n’est pas dans le dernier numéro du bouquin qui met en scène l’Erreur Pathétique et ses camarades en train de monter Hamlet de Shakespeare au moment où il se trouvent encore dans la réserve des Golden Boughs.

Alors que Tony Akins ne s’occupe que de ce dernier numéro en s’encrant lui-même, il devient clair que lui et Russ Braun ont des styles différents. Le trait d’Akins est plus orienté cartoon tandis que celui de Braun est plus réaliste. Ceci étant, dans les deux cas, les personnages sont tout aussi expressifs et la comédie toujours aussi poussée avec de grands moments comme la rencontre dans le train au premier numéro de ce recueil. Les héroïnes sont toujours aussi canons, Humpty Dumpty a du être un cauchemar à dessiner vu le nombre de détails, détails qui sont présents partout et qui permettent de compenser le manque occasionnel de décors.

Bref, Americana, c’est de la bonne comédie agréable à suivre avec son lot de rebondissements qui mèneront à des choses moins marrantes par la suite. Mais autant profiter du plaisir procuré tant qu’il dure !


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En VF : (Amazon.fr indique que la VF comporte 180 pages ce qui fait bien plus que les 128 pages de la VO ... est-ce que le découpage de Jack est aussi folklorique que celui de la série mère ? Bonne question !)

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