Onirique Comics 7.1

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The Light TPB

lundi 13 juin 2011, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Nathan Edmondson / Brett Weldele)

Ce livre reprend les cinq parties de la mini-série.


Coyle est un abruti de première. Il vit chez sa mère en compagnie de sa fille, il boit beaucoup et bien entendu a du mal à garder un emploi stable. Pour couronner le tout, il est séparé de sa femme qu’il a souvent battu jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et décide de le quitter. Autant dire que c’est loin d’être l’homme le plus aimé sur Terre. Et pourtant, la vie de Coyle peut encore se détériorer. Par exemple, par l’apparition de personnes pleines de lumière se baladant dans la rue jusqu’à ce qu’elles explosent ou se consument. Mais comment cela est-ce possible ? Tout simplement en regardant la lumière, n’importe quelle lumière électrique. Si le père indigne réussit à s’en sortir grâce à des lunettes de soudeur qu’il a gardé de son précédent emploi, il ne réussit pas à atteindre sa mère à temps pour lui expliquer le danger. Heureusement que sa fille n’a rien et il se décide à la protéger coûte que coûte ce qui va se révéler des plus compliqués puisqu’il doit lui cacher les yeux avec un bandeau. Autant dire que la jeune fille va devoir faire confiance à la personne en qui elle croit le moins sur cette Terre.

Oubliez Ring avec ces crétins qui matent une cassette vidéo alors qu’ils savent très bien qu’ils risquent d’y passer ou encore ce film où les gens meurent en entendant une onde sonore (The Signal ?), Nathan Edmondson passe la vitesse supérieure dans le genre contamination avec mort violente par le biais de la plus commune des commodités modernes : l’électricité. C’est bien simple, regardez autour de vous, il y a de l’électricité partout et celle-ci produit de la lumière dans quasiment tous les produits qu’il s’agisse de lampes destinées à éclairées ou de la petite LED qui montre qu’un appareil est en veille (là, en tapant ces lignes, je crois que je pourrais mourir d’une dizaine de façon différente avec tout ce qui m’entoure). The Light est donc un essai, un exercice de style sur la survie face à un mal rampant ou plutôt galopant.
Et pour le coup, le scénariste réussit assez bien la mise en scène du couple de personnages central (le père et la fille) en maintenant une belle surprise quant à leur destination principale. Les interactions avec les autres humains encore vivants sont peu nombreuses mais suffisent pour montrer quelques cas d’école en matière de survie et de ce qu’il faut faire pour rester vivant.

Brett Weldele est le dessinateur du "roman graphique" The Surrogates (passé par la case film avec Bruce Willis) que je viens tout juste de commencer. Difficile donc de voir la progression du dessinateur. Si il faut décrire le style de Weldele, c’est assez simple, c’est du Ben Templesmith en moins malsain, en relativement plus réaliste. Le trait est plus épais et surtout plus réaliste, sans l’ombre d’y voir un peu d’humour. Ce qui le rapproche de Templesmith est cette utilisation de la colorisation informatique et des effets de lumière. Le tout est suffisamment maîtrisé pour que le récit garde en intensité. Par contre, le manque d’informations visuelles fait qu’à la lecture, ça va vite, très vite.

C’est peut-être le principal défaut de ce TPB : il se dévore en quelques minutes, à la vitesse de la lumière serais-je tenté de dire. Reste une histoire très efficace avec une conclusion des plus logiques qui laissera, à n’en pas douter, un goût particulier dans l’esprit du lecteur. Si vous trouvez que The Walking Dead traîne en longueur, tentez l’expérience The Light.


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