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The Unwritten TPB 1 : Tommy Taylor & The Bogus Identity

samedi 11 juin 2011, par Mathieu Doublet

(Vertigo / Mike Carey / Peter Gross)

Ce livre reprend les numéros 1 à 5 de la série régulière.


Tom Taylor est le fils de Wilson Taylor, son père. Jusque là tout va bien. Sauf que le Wilson Taylor est un écrivain à succès (il a écrit une série de romans à l’image d’Harry Potter mais qui aurait été lu par une personne sur deux à travers toute la planète) qui a disparu un jour sans laisser de trace. Et tenez-vous bien, le héros de ses romans s’appelle Tommy Taylor. Oui, oui, comme son fils. Du coup, lors de convention sur la littérature fantastique, Tom signe les bouquins de son père et essaie de faire perdurer la magie de la série. Sauf que le pauvre Tom n’a grosso modo pas un sou et qu’on lui refuse de jouer au cinéma le héros qui porte son nom. A la limite, il n’est qu’un homme sandwich de luxe. Mais les choses prennent une mauvaise allure quand une dénommée Lizzie Hexam, journaliste, lui pose des questions sur sa vraie famille, son numéro de sécurité sociale, ... Et ce genre d’infos se déplace à grande, très grande vitesse. Il n’en faut pas plus pour que Tom se voit traité comme un charlatan, un moins que rien, un briseur de rêves. Et forcément, la trahison est d’autant plus ressentie par les lecteurs qu’ils aiment la série de bouquins.
Pourtant, Tom a aussi quelques soutiens comme un illuminé qui reste persuadé que Tom est le personnage des romans devenu réel, comme il semble être écrit dans le poème qui conclut le treizième tome de la saga. Il y a aussi des tarés déguisés comme le grand méchant, le comte Ambrosio, qui vont se charger de lui rendre visite ... Bref, une vie de célébrité sans aucun avantage. Et encore, ce que Tom ignore, c’est qu’il y a des gens qui veulent lui faire la peau. Ces gens aiment le Mot et ils sont très puissants.

The Unwritten, c’est la "nouvelle" (bon, à l’heure où je tape ces lignes, elle a déjà 2 ans d’existence) série de chez Vertigo qui cartonne. Mike Carey démarre sur un concept qui pourrait être "Et si Harry Potter était vrai ?" et évolue sur le thème de la création et du créateur. Il introduit donc un personnage fait de chair et de sang qui va basculer dans un monde complètement fou auquel il lui faudra bien se résoudre à accepter. Le scénariste tisse son récit comme un récit horrifique assez classique, la démence et la magie allant de pair selon un long crescendo jusqu’à une première conclusion qui ouvre véritablement The Unwritten.
En complément, pour mieux comprendre qui sont les véritables "méchants" de l’histoire, il y aura un récit mettant en scène un pauvre Rudyard Kipling qui se verra malmené dans son art et dans sa vie par des personnages peu recommandables et sa rencontre avec Mark Twain. En cela, The Unwritten s’inscrit véritablement comme un comic-book littéraire. Alors pas d’inquiétude, pour l’instant, tout reste parfaitement compréhensible pour qui a quelque bagage culturel. Et si ça n’est pas le cas, ça sera toujours l’occasion de découvrir des classiques.

Peter Gross est un dessinateur qui a déjà bossé pour Vertigo avec ou sans Mike Carey (Testament, Lucifer, Books of Magic, ...) et qui est plus connu des francophones pour avoir illustré la mini-série religieuse de Mark Millar, Chosen (chez Dark Horse en VO). Le dessinateur avait déjà bien fait évoluer son trait avec Testament et c’est encore plus le cas avec The Unwritten. Ses personnages sont bien décrits, souvent avec des traits assez ronds en ce qui concerne ses héros. Les méchants ont parfois des traits beaucoup plus durs ou parfois une absence de ces traits qui les rend très froids et menaçants. Si les personnages sont ronds, il y a beaucoup de nervosité dans les planches, ce qui donne pas mal de dynamisme à l’ensemble. On sent pourtant que Gross se cherche encore un peu et les personnages sont parfois un tantinet variable au début du bouquin.

Bref, The Unwritten est une série de très bonne qualité. Je ne vous dirai pas que c’est la révolution du comic-book (même chez Vertigo) parce que j’ai été nettement moins emballé par cette série que par Fables ou Y The Last Man et que ma première lecture de cet arc n’avait occasionné aucune excitation particulière. La suite, dont j’ai lu quelques numéros, me semblent nettement plus intéressante et c’est peut-être le plus gros point noir de ce bouquin : c’est qu’il n’est qu’une espèce de mise en place, de présentation.


Le premier numéro est disponible en VO sur le site de Vertigo.

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En VF :

1 Message

  • J’ai été assez déçu par ce premier volume. Je m’attendais peut être trop à prendre une claque. Alors que comme tu le dis, l’intrigue n’est pas franchement lancée. Reste que la petite histoire avec Kipling laisse entrevoir un joli potentiel.

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