Onirique Comics 7.1

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Lorna : Relic Wrangler

lundi 23 mai 2011, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Micah S. Harris / Loston Wallace, Olli Hihnala & Michael Youngblood)

Qui est Lorna ? Une jeune femme qui court. Mais pourquoi court-elle ? Parce qu’on l’a embauché pour ça. Alors passé l’avantage de
la surveiller de très très près surtout quand elle porte des habits près du corps, la demoiselle court pour sauver le monde. Comme ça,
c’est un peu étrange et pourtant Lorna est entraînée pour atteindre certains endroits en un minimum de temps. En effet, quand les étoiles
seront alignées au dessus de Washington DC, une chose incroyable et a priori peu conseillée pour la survie de la race humaine va se produire.
Et comme par hasard, Lorna va rencontrer Posh Meow, sa rivale de toujours, britannique se faisant passer pour une Américaine et qui a gâché la
vie de Lorna depuis le concours de pom-pom girl. Toujours Lorna est arrivée seconde, et peut-être qu’elle tient enfin sa revanche.

Ce one-shot est composée de trois récits, le principal ci-dessus ainsi que deux mini-récits où Lorna, serveuse dans un café, va tenter une mission
de l’impossible et presque gagner au loto. Le point commun entre ces trois récits ? L’humour. En effet, One Nation ... Under Chaos table sur le
comique un peu débile avec des personnages qui sont assez chargés ; You Say Tomatoe, I Say Tomata repose sur un seul jeu de mots que je n’ai d’ailleurs
pas vraiment saisi (il me manque un mot que je n’ai pas cherché) et Doo-Buddy repose sur un gag à la Contes de la Crypte, moins foncièrement drôle et
plus balisé dans l’étrange.
Globalement, Micha Harris ne s’en sort pas si mal. Certes l’humour employé n’est franchement pas des plus fins, mais au final, tout cela donne un
minimum le sourire pour peu qu’on ne soit pas trop exigeant. Là où le scénario de Lorna gagne des points, c’est que c’est franchement le plus pur n’importe
quoi.

Là où ça marche plutôt bien, c’est du côté du graphisme

. Et puis spécialement sur le premier récit qui est le plus long. En effet, Loston Wallace table sur
un graphisme cartoon / animation (plus du côté de Bruce Timm que de Family Guy) ce qui permet de renforcer les scènes en les exagérant ce qui renforce le côté
débilo-humoristique de l’action. Par la suite, c’est un peu plus léger, on sent le côté franchement amateur même si les récits sont honorables et pourrait passer
chez un éditeur complètement indépendant.


Pour avoir la suite de Lorna, il faut faire du bruit sur les forums d’Image Comics, comme nous le demande le scénariste. Autant je ne serais pas contre la parution
d’un nouvel opus, autant je ne suis pas sûr d’être suffisamment convaincu pour promouvoir le titre et demander à Image de nouveaux numéros.


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