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Hack / Slash : My First Maniac #1-4

lundi 9 mai 2011, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Tim Seeley / Daniel Leister)

Cassie Hack est une jeune fille qui n’a pas eu beaucoup de chance dans sa vie. En effet, son père est parti sans donner de nouvelles
et sa mère est devenue une tueuse en série, découpant tous les jeunes qui se moquaient de sa petite et les faisaient déguster aux autres
adolescent mangeant à la cantine où elle officiait. La particularité de maman Hack, c’est que même morte, elle a trouvé le moyen de revenir
prendre sa revanche et de continuer les massacres. C’est tout naturellement que Cassie a pris sur elle, s’est senti responsable et a éliminé
une seconde fois sa chère et tendre mère. Mais bon, il n’y a pas que du mauvais et la mère a bien pris soin de faire prendre des cours de karaté à sa fille
afin qu’elle puisse se défendre ce qui se révèlera très utile quand elle retournera à l’école où elle est bien entendu considérée comme une bête noire. la
famille d’adoption n’y changera rien, Cassie est bel et bien cassée et ne peut se reconstruire que par elle-même. Tant pis si elle doit fuguer, tant pis si
un autre slasher se met en travers de sa route.

Hack/Slash est la série la plus longue et probablement la plus appréciée de feu le label Devil’s Due. Quand il a fallu que le label cesse ses activités (et se
contente de vendre des comics), Tim Seeley s’est trouvé sans toit pour sa série. Mais il n’a pas fallu longtemps pour trouver un abri chez Image Comics qui s’est
tout d’abord fait un plaisir de réimprimer la série en Omnibus. Et voilà donc la nouvelle production qui doit bien entendu être reader-friendly. De ce côté-là, c’est
un peu particulier puisqu’on ne verra pas du tout Vlad, le coéquipier de Cassie, dans cette mini-série (sauf à la toute dernière case). On a donc droit à un récit "origines"
ou presque ne mettant en scène que l’ado goth mal dans sa peau qui doit se débrouiller pour survivre dans un monde sans protection familiale et complètement à nue émotionnellement
parlant.
Seeley réussit bien son coup. Certes la psyché de mademoiselle Hack a déjà été examinée de près dans la série régulière mais ces quatre numéros font à la fois dans l’histoire originale et
dans les rappels des grandes lignes. Il y aura bien un grand méchant à éclater et donc on comprendra encore mieux comment Cassie en est arrivée à vivre dans une camionette à la recherche de
tueurs en série.

Daniel Leister est aux pinceaux comme il l’a déjà été à la fin de la série régulière. J’ai un peu de mal avec son style qui est à la fois sexy et parfois pas très. Ce qui peut se
comprendre dans le fait que les personnages en colère sont rarement glamour mais qui provoque aussi un sentiment de rejet de certaines cases. Le dessinateur réussit de jolies planches avec
des héroïnes très sexys (même si leur anatomie semble faire la part belle au plastique) et un style pop-corn particulier comme un croisement entre les productions Top Cow et le dessin de Gabriel
’Locke & Key’ Rodriguez. Le grand écart est osé mais c’est que je ne ressens en regardant les pages.

Au final, pour le lecteur régulier, il y a un sentiment de légère redite sur toute la mini-série même si on reste dans une histoire qui respecte toutes les lignes du cahier des charges. Pour le lecteur
débutant, ça sera une bonne occasion de prendre l’histoire à son origine et d’apprécier tout le personnage de Cassie Hack.


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