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Brightest Day Vol. 1

mardi 26 avril 2011, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Geoff Johns & Peter J. Tomasi / Ivan Reis, Patrick Gleason, Fernando Pasarin, Ardian Syaf, Scott Clark & Joe Prado)

Ce livre contient les épisodes 0 à 7 de la maxi-série.

A la suite de Blackest Night, douze héros ressucités en Black Lantern ont eu la chance de se voir guéri et changés en White Lantern. A présent, en dehors de toute influence, Martian Manhunter, Hawkman & Hawkgirl (sous les traits de Shiera Hall), Firestorm, Jade (la fille de Alan Scott), Hawk, Aquaman et Osiris (le beau-frère de Black Adam) sont de retour. Et s’il y a des gentils qui sont revenus, des méchants aussi : Maxwell Lord, Professor Zoom & Captain Boomerang. Et puis il y a Boston Brand, aka Deadman, dont le cas est un petit peu particulier puisqu’il est le seul à récupérer une bague blanche. Et il est aussi le seul à se faire téléporter d’endroits en endroits, de rencontrer tous ses compatriotes de couleur qui ont chacun un petit souci au niveau de leur retour, la couleur noire n’étant peut-être pas aussi évacuée qu’il n’y paraît.
Alors qu’il vient de faire pousser une forêt entière sur les ruines de Coast City (cf Cry for Justice - mais je vous assure que vous n’êtes pas obligés de le lire), Deadman se pose beaucoup de questions dont celles-ci : que doit-il faire ? et pourquoi les douze ont-ils été choisi ? En attendant, une lanterne blanche est apparue dans un cratère, attendant sagement que quelqu’un vienne la ramasser. Quelqu’un d’accord mais pas n’importe qui, mais s’il est aussi arrogant que Sinestro par exemple ...

Le jour le plus lumineux, ça s’annonçait plutôt pas mal après ces temps obscurs où le grim’n’gritty avait fait ses armes dans les comics de ces derniers temps. Mais Geoff Johns l’avait annoncé, le jour le plus lumineux ne veut pas dire que ça va être la fête au pays des Bisounours et il nous le prouve dès le numéro 0 avec des réminescences de Blackest Night ou encore une superbe scène bien sanguinolante avec un Maxwell Lord pas super en point. Voilà, vous êtes rassurés, c’est bien du pur produit Johns avec son lot de scènes chocs même si avouons-le, la tendance est plutôt à la baisse à ce niveau là. Qui dit Johns dit aussi qu’on ne s’ennuie pas. En compagnie de Peter Tomasi, ils alternent les passages entre différents réssuscités et attisent la curiosité du lecteur. Il n’y a pas à dire, c’est bien fichu et on se laisse porter par l’histoire, même si, arrivé au numéro 7, je me suis dit : ah ben, c’est bon, l’histoire peut enfin commencer ... Parce que ces sept numéros (ou huit avec le #0) ne constituent qu’une première partie (sur trois ou quatre) poussant encore plus loin les limites de la décompression liée au format recueil.

Il y a des gros projets chez DC qui ont droit à des signatures médiocres (cf la dernière saga de Superman) et d’autres gros projets qui ont droit à des équipes artistiques franchement bonnes. Et pour Brightest Day, on est clairement dans le deuxième cas. Pasarin ouvre le numéro 0 avec de très belles planches et laisse ensuite la main à plusieurs dessinateurs. Une façon habituelle de procéder pour DC depuis 52 et le principe des séries qui paraissent plus d’une fois par mois. Bon le souci, c’est que je ne reconnais absolument pas le trait de Patrick Gleason par exemple et que les crédits ne permettent pas de dire qui a fait quoi comme il est régulier dans les bouquins de la Distinguée Concurrence (qui devrait en prendre de la graine en lisant ce que Marvel fournit comme travail de présentation). Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est vraiment bien gratté, les planches ont des traits souvent très très fins, sont souvent très détaillées et bon, on en a clairement pour son argent, scènes spectaculaires en prime avec des double-pages qui traduisent souvent une notion d’espace gigantesque et pas seulement des moments de bravoure.

Je ne regrette donc pas l’achat de ce Brightest Day qui m’a vraiment fait passer un bon moment et dont j’attends la suite. Maintenant, en y regardant bien, il ne se passe pas énormément de choses en sept numéros. Mais comme c’est joli, je ne boude pas mon plaisir. A bientôt donc pour la suite des aventures des lanternes blanches ...


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