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Superman : War of the Supermen

jeudi 14 avril 2011, par Mathieu Doublet

(DC Comics / James Robinson & Sterling Gates / Eddy Barrows, Jamal Igle, Eduardo Pansica, Cafu & Bernard Chang ainsi que Julian Lopez, Aaron Lopresti, David Finch, Gary Frank, Ethan Van Sciver, Diogenes Neves, Joe Weems & Vicente Cifuentes)

Ce livre contient :
- Superman : War of the Supermen #0-4
- un extrait de Superman #700

Le General Zod a réussi son coup après les événements de Last Stand of New Krypton et le voilà maître du destin de son peuple. Forcément, après ce qui vient de se passer, sa décision est la suivante : aller sur Terre, y faire un petit coucou et éliminer tous les humains ou les placer sous son contrôle. Si Superman fait une arrivée fracassante, il arrive trop tard, Zod ayant déjà donné l’ordre d’attaquer. Du côté humain, si on s’inquiète de l’arrivée des Kryptoniens, tous aussi balaises que Superman grâce aux soleil jaune, on se frotte aussi les mains. En effet, le général Lane a quelques surprises avec son projet 7734 et les extra-terrestres ne devraient pas vraiment apprécier.

War of Supermen est grosso modo la façon dont DC va ranger tranquillou ses jouets et demande à James Robinson et Sterling Gates de le faire en y mettant le plus de spectacle possible. Bon faut pas non plus que ça éclate tout l’univers parce qu’on ne peut mettre en scène que la super-family et les personnages y afférant. Et forcément, dans ces conditions, l’événement a un petit côté de travers qui fait que ça ne marche pas à 100%. Le livre a en effet quelques bonnes idées dont celle qui est de se faire affronter les deux armées avec le général Lane et ses idées inhumaines (même si je me demande pourquoi Luthor, qui est dans le coup, n’a pas tenté l’affaire lui-même depuis le temps). Mais un cnflit de cette ampleur, ça peut remplir un 48 pages mais pas une mini-série sous peine de se faire estampiller ’récit d’action complètement vide’. Il faut donc aussi de l’émotion et là, niveau gestion des personnages, c’est plutôt moyen. les scénaristes retombent dans un manichéisme qui n’est vraiment pas surprenant et donc assez frustrant, le général Zod et la mère de Supergirl (re)devenant des vilains de base.

La partie graphique est laide, juste laide. Désolé mais là pour quelque chose qui traîne depuis un petit moment et dont le moment final arrive, c’est peut-être l’occasion de sortir de grandes signatures et pas simplement les équipes habituelles des titres Superman qui, à mon humble avis, ont encore besoin d’expérience. Mis à part ’Filling the blanks’ qui nous offre une page par artiste confirmé, le reste est très très moyen. Il y a de bonnes cases, de bonnes planches même, mais non, ça n’a pas pris. La couverture et les premières pages devraient être là pour donner envie et pas pour signifier "attention les gars, vous allez en prendre plein les yeux, mais pas dans le bon sens". Comme tous les artistes sont mélangés, difficile de savoir qui est responsable de quoi.

Bref, War of Supermen conclut toute la saga New Krypton qui a pris presque deux ans. Le sentiment de tout cela est que c’est très mitigé, que ç’aurait pu être quelque chose d’une envergure pareille à celle de Blackest Night (parce que des Kryptoniens qui attaquent, c’est quand même une grosse grosse menace) mais que DC a préféré donné la priorité à une autre franchise : Brightest Day. C’est là qu’on voit les limites d’une structure comme celle des deux grandes maisons d’édition de comics.


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