Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Autres éditeurs > Soulsearchers TPB 1 : On the Case

Soulsearchers TPB 1 : On the Case

mardi 12 avril 2011, par Mathieu Doublet

(Claypool Comics / Peter David & Richard Howell / Amanda Conner)

Ce TPB reprend les numéros 1 à 6 de la série régulière.


Arnold Q. Stanley n’a pas toujours été un chien de prairie qui jure à tout bout de champ. Non, autrefois, c’était un business-man qui n’a pas hésité à sauter sur l’occasion quand Mystic Grove a commencé à devenir le lieu où les choses les plus étranges arrivent. Il a du coup décidé de composer une espèce de "super-équipe" capable de maîtriser, contre monnaie sonnante et trébuchante, les pires menaces surnaturelles. Bridget est une ancienne championne olympique qui est dotée d’un bâton magique, Baraka est un démon arabe, Kelly est la sorcière réceptionniste et Peter Peterson, le comptable de SoulSearchers & Co, porte toujours avec lui un sac magique. Cette fine équipe répond donc à tous les appels qui sont plutôt rares et à accourir dès qu’il y a de l’action, même si c’est à titre gratuit et qu’il y a souvent des dégâts à réparer. Autant dire que Stanley a des soucis financiers à se faire ...

Quand Peter David et Richard Howell ont débuté Soulsearchers & Company en 1993, ils voulaient un titre avec de l’humour, qui ne mettent pas en scène des super-héros, et dont les personnages soient à 100% sous le contrôle de leurs auteurs. Et Soulsearchers est pile poil dans le cahier des charges : c’est d’abord un titre humoristique qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge au niveau de la mode et surtout de celle des comics avec notamment un sixième numéro qui explose littéralement la maison d’édition Image des années 90. C’est aussi l’occasion pour les deux auteurs de faire le plus de jeux de mots possible du plus fin au plus douteux. Aucun genre ne leur fait peur et les allusions sont celles de personnages adultes avec les vannes qui vont avec. Aucun super-héros à l’horizon, même si l’équipe est tout de même composée de personnages ayant des pouvoirs et aimant énormément l’action. Ils ne portent pas de masques en fait (parce qu’il y a des costumes quand même) mais le physique des personnages est assez sympa puisque seul Baraka est ... baraqué ... Au contraire, Jonocz, un personnage qui arrive au cours de la série, est fin comme un haricot et le comptable n’est pas ce qu’on pourrait faire de plus sportif. Côté filles, Bridget est belle, musclée mais aussi assez gironde tout en restant dans les carcans de la normalité ; Kelly est plus maigre, plus petite mais porte un costume assez révélateur. Et pour le contrôle à 100% ? Les personnages sont sexués, ont de bien mauvaises habitudes et ont surtout pas mal de défauts, le tout étant bien entendu idéal pour lancer plein de gags.

C’est Amanda Conner qui est aux pinceaux de ce titre. C’est d’ailleurs en bossant sur le site Paperfilms Comics Fan Website (un peu de pub’ ne fait pas de mal) que j’ai appris l’existence de ce titre dont la dessinatrice a réalisé les couvertures des 82 numéros. C’est une Amanda Conner qui débarque tout juste de ses couvertures et pages intérieures sur la série Barbie publiée chez Marvel qu’on retrouve. L’artiste n’a pas encore le style qu’on lui connait sur Power Girl ou encore The Pro, même si on peut le discerner à quelques reprises. C’est tout de même très joli avec, à mon humble avis, une inspiration d’Alan Davis. Les cases sont fouillées et contiennent plein de détails qui sont là aussi le plus souvent l’occasion de faire quelques gags. Son encreur, Jim Mooney, doit certainement donner de l’épaisseur aux planches avec plein de petits traits pour gérer l’éclairage des scènes qui sont réalisées en noir & blanc. On ressent déjà chez Conner toute la maîtrise des postures des corps et des visages aussi bien dans son style que dans le style Image qui est un joli tour de force en matière de pastiche.

Soulsearchers & Company est donc une série dont j’ignorais tout et que je découvre avec plaisir. Je ne dirais pas qu’il faut s’enfiler le TPB d’un trait par peur d’overdose mais un numéro par jour garantit un petit moment de franche bonne humeur pour peu qu’on ait un poil de culture comics et qu’on maîtrise légèrement l’anglais pour saisir l’essentiel des jeux de mots.


Pour acheter ce livre : (attention, ça doit être compliqué à trouver)

En VO :

Sur Amazon.com :

Sur Amazon.fr : (un poil cher sur le Marketplace, c’est peut-être même moins cher au final sur le .com)

Et bien entendu, pas de VF.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0