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Ghost Rider : The road to damnation

dimanche 18 février 2007, par Mathieu Doublet

(Marvel / Garth Ennis / Clayton Crain)

Johnny Blaze est en Enfer et chaque "jour", celui-ci est coursé par les hordes de l’Enfer qui trouvent toujours
le moyen de le rattrapper et de lui faire subir les derniers châtiments. Johhny a beau pousser sa moto en feu jusque
dans ses derniers retranchements, il n’y a rien à faire, il passe quotidiennement à la casserole.

Alors quand un ange dénommé Malachi lui propose un petit marché pour racheter ses pêchés et se tirer de l’Enfer, Johnny
n’hésite pas une seconde. Quelque chose lui dit bien qu’il y a anguille sous roche : un être à stopper d’accord mais s’il
y a déjà un archange et un démon sur le coup, que peut-il bien apporter comme alternative ? De toute façon, Blaze n’a pas
trop le choix. Il débarque en flamme et en fureur pour sauver le monde.

Bon ben c’est du Garth Ennis alors il ne va pas falloir s’attendre à de la grande poésie. Les démons sont des chacals de premier
ordre mais les anges ne sont pas vraiment mieux, voire pires. Alors là dessus, le Ghost Rider va devoir composer sachant que les
coups de couteau dans le dos seront légion. Chez les humains, on ne va pas dire que ce soit bien rose non plus : ils sont tous
pourris. Style Ennis, quoi. Les six numéros se lisent facilement, à condition que l’on supporte le gore bien gore. Tout juste
s’étonnera-t-on de l’apparition tardive d’un prêtre et de sa mission. On peut penser qu’il est là pour donner un équivalent à Ghost Rider
dans cette aventure mais n’en a clairement pas l’envergure.

Graphiquement, c’est Clayton Crain qui est en poste. Niveau démons et consort, le monsieur s’y connaît pour avoir officié sur les séries
dérivées de Spawn par exemple. Son style crade et détaillé prend ici une toute autre tournure, puisque le dessinateur traite ses dessins avec
Photoshop (ou un logiciel équivalent). Si cela choque parfois (les humains sont trop synthétiques ou avec des yeux trop exorbités), le traitement
est réussi pour tout ce qui est non-humain. C’est vraiment aussi rock’n’roll que sur la couverture.

Au final, j’ai trouvé assez joli même si je me doute que certains vont trouver ça d’assez mauvais goût (en accord avec le scénar’ donc).
Pour ceux qui attendent une bonne histoire, bof, vous pouvez passer votre chemin car The road to damnation est tout de même assez basique.

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