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Captain America : The Death of Captain America Omnibus

vendredi 8 avril 2011, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Ed Brubaker / Steve Epting, Butch Guice, Mike Perkins, Luke Ross & Roberto De La Torre)

Ce livre contient les épisodes 25 à 42 de la série régulière et fait donc suite au premier omnibus. Il y a aussi un script, les couvertures "variantes" ainsi que quelques fiches de personnages histoire de compléter le bouquin.


Avec un personnage tel que Steve Rogers, récemment arrêté par Tony Stark et le côté des "il faut se déclarer auprès des autorités quand on est un super-héros", la foule est sûre d’être là quand son procès va avoir lieu. Et plutôt que de faire ça dans la discrétion, c’est sous l’oeil des caméras que l’ancien Captain America va passer devant le juge. L’oeil des caméras d’accord, mais celui des snipers aussi. En tout cas d’un sniper, et pas des plus doués puisqu’il vise seulement l’épaule du héros qui pourrait bien s’en sortir si un autre personnage ne l’abattait pas de trois balles à bout portant, ce qui change véritablement la donne. Allez hop, Sharon Carter, pourtant parmi les forces du SHIELD étant censé protéger l’icône américaine et faire en sorte que tout se passe bien, n’a rien vu venir : Captain America est bel et bien mort.
Bien entendu, tout cela va faire réagir son petit monde. L’agent 13, forcément, puisqu’elle était la plus proche de Rogers, Tony Stark aussi même si les deux amis étaient des adversaires acharnés durant Civil War mais encore Sam Wilson, le Faucon qui se doute que quelque chose de très louche se trame derrière cet assassinat et qu’il ne s’agit pas simplement d’un simple meurtre. C’est la conclusion à laquelle arrive aussi Bucky Barnes, premier co-équipier du Cap’ et aussi anciennement Winter Soldier, machine à tuer des anciennes forces soviétiques. Tout ce petit monde va rapidement se rendre compte que c’est bien l’infâme Crâne Rouge qui est derrière tout cela mais sans se rendre compte de l’ampleur du désastre car la mort du Captain America n’est bel et bien qu’un premier domino.

Il n’y a pas à dire : Ed Brubaker a su tirer son épingle du jeu avec Captain America en lui redonnant ses lettres de noblesse et en l’achevant sous les yeux du monde entier. Mais encore plus fort, il réussit à faire vivre le titre pendant plus de deux ans sans faire revenir le personnage éponyme, ce qui vu les comportements très conservateurs des lecteurs de comics, n’est rien d’autre qu’un bel exploit. Et finalement, c’est bien compréhensible puisqu’avec les 18 numéros présents dans cet omnibus, l’auteur va réussir à conjuguer récit super-héroïques (les méchants sont des classiques de l’univers Marvel), mythologie Captain Americainesque (après les anciens Buckys qui se font dessouder) et surtout récit policier bien tendu à base de manipulations politiques et économiques. Personnellement, à la place des services secrets américains, je mettrais Ed Brubaker sur écoute parce qu’il a toutes les bonnes idées pour faire chuter un pays aussi énorme que le sien. Alors bien entendu, on reste dans l’univers Marvel avec son lot de retournements de situations et de Deus Ex Machinas (Bucky doit avoir chopé le pouvoir de chance de Longshot sur ces numéros) mais globalement, le raisonnement pourrait tenir la route et on voit bien que le monde dans lequel nous vivons n’est qu’à deux doigts du désastre.

L’équipe artistique ne change pas vraiment, Steve Epting et Mike Perkins se chargeant du gros du boulot sans souci, ils commencent à être rodés. Il y a de l’action et les personnages sont bien reconnaissables même si les visages de Sharon Carter et Natasha Romanova me semble trop identiques. Luke Ross effectue un fill-in très agréable et très proche de la charte graphique des autres dessinateurs, tandis que Roberto De La Torre y va dans un genre nettement plus lâche mais pas désagréable.

Ce deuxième omnibus consacré au porteur de bouclier étoilé est donc de très haute qualité et ne fait pas honte à son prédécesseur. Il reste à espérer que Brubaker réussisse à maintenir la qualité avec une logique de résurrection qui est souvent rabâchée dans cet opus.


Pour acheter ce livre :

En VO : (bon vu le temps que j’ai mis à lire le bouquin, l’omnibus n’est plus dispo auprès d’Amazon. Donc je mets le lien quand même ainsi que les liens pour les 3 TPBs qui couvrent la même histoire.)

Sur Amazon.com :

Sur Amazon.fr : (étrangement le 3ème volume n’est dispo qu’en version Premiere, m’enfin vu le prix auquel il est affiché sur le Marketplace ...)

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