Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Dark Horse > The Goon > The Goon TPB 3 : Heaps of Ruination

The Goon TPB 3 : Heaps of Ruination

mardi 29 mars 2011, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Eric Powell / Eric Powell & Mike Mignola)

Ce livre contient les épisodes 5 à 8 de la série régulière parue chez Dark Horse.


Buzzard est toujours captif du prêtre zombie et doit subir ce qui ressemble aux derniers outrages mais qui n’est rien face à la culpabilité qu’il ressent en repensant aux habitants de sa petite ville qu’il n’a pas su protéger. A côté de lui, à portée de jambes, se trouve un petit être enfermé dans un bocal, une espèce de messager qui va lui permettre de lancer un appel à l’aide. Celui qu’il va choisir : The Goon bien entendu, qui aura bien du mal à comprendre ce qu’un vautour peut bien vouloir dire. Heureusment que la mère de Norton est là et qu’elle a dans ses connaissances le meilleur "psychic" du coin. Allez savoir pourquoi mais The Goon va choisir de l’aider même si il va lui falloir entrer en plein territoire zombie sur Lonely Street et une mission de ce genre ne peut se faire sans une équipe de choc digne de ce nom. Connaissant les relations du Goon, autant dire que c’est à la limite de la mission suicide.

Eric Powell tape fort dès le premier numéro de ce TPB avec de la baston toujours et encore bien sûr mais aussi un des premières graines de mélancolie dans le titre. Le mélange entre rire (plus ou moins gras) et moments plus sombres fait bien entendu des merveilles et l’auteur réussit à équilibrer les deux pour donner une lecture très agréable qui aura un goût doux-amer sur la fin. C’est d’ailleurs sur cette note doucâtre qu’il terminera aussi le TPB avec une certaine tendresse, voire même un certain romantisme (qui l’eût cru ?). Entre deux, c’est du plus pur grand n’importe quoi avec un hommage aux films de monstres géants et une créature lovecraftienne qui va se changer en monstre mexicain absolument ordurier (pas la peine de causer espagnol, on comprend en partie ce que le monstre veut dire et ça n’est bien entendu pas les expressions les plus fines) ainsi qu’une rencontre Hellboy / The Goon où le premier se retrouve projeté dans le monde du second. Autant dire que le cornu ne va pas vraiment comprendre ce qu’il fait là et le mode de fonctionnement des amis du Goon. Là encore une très bonne idée car si les personnages ont des points communs, le clash entre les deux mondes permet de s’assurer qu’ils sont aussi diablement différents.

Mignola laisse son fiston entre les mains de Powell mais met aussi la main à la pâte avec quelques planches. Ca n’enlève rien au savoir faire du papa de The Goon qui met toujours autant de puissance dans ses planches, varie les plaisirs avec quelques cases laissées au crayon de couleur ou à l’aquarelle. Les personnages sont toujours aussi expressifs et les planches aussi dynamiques avec un petit de coup de coeur de ma part sur le Lagarto Hombre (et même son état tentaculaire précédent).

Powell confirme bien son amour de l’irrévérence mais c’est à se demander aussi pourquoi il a l’air aussi en colère. Un peu à la manière de Mark Millar et de son Wanted, il fonce dans le lard des jurys des Eisner Awards qui viennent de lui remettre un prix. On n’est toujours pas dans la mise en scène la plus élégante mais Eric Powell prouve bien qu’il est un sale gosse et qu’il a une signature, un genre bien à lui, tant pis s’il y a du caca.


Pour acheter ce livre :

En VO :

Sur Amazon.fr :

Sur Amazon.com :

En VF : (ça y est, la VF devient synchro avec la VO grâce à ce tome qui contient les 4 épisodes plus tous les petits extras qui n’avaient pas été inclus jusqu’alors dans les tomes précédents)

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0