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Hack / Slash Vol. 5 : Reanimation Games

dimanche 13 mars 2011, par Mathieu Doublet

(DDP - Image Comics / Tim Seeley, Barry Keating & Brian Yuzna / Emily Stone & Tim Seeley)

Ce livre contient :
- les numéros 11, 14 à 17 de la série régulière.
- les quelques pages des numéros 12 et 13 qui ne font pas partie du crossover avec la série Bump.
- Hack Slash Annual #1 : Suicide Girls

Cassie et Vlad sont à nouveau sur la route à la recherche du papa de la chasseuse de slashers. Mais disons que cette perspective de retrouvailles familiales n’est pas forcément ce que cherche la jeune femme qui se voit la vie facilitée par le fait d’être seule et qui n’est peut-être pas prête à rencontrer celui qui l’a abandonnée il y a quelques années. Alors quand des meurtres sont signalés dans une ville non loin de là où les deux agents principaux de Hack/Slash Inc. se trouvent, il fait bon se changer un peu les idées. Même si au final, Cassie est loin de se douter de ce qu’elle va trouver. A Eminence, ville de l’Etat d’Indiana, Chris est chargé de récupérer Pooch, le chien des Lords de Nef, qui s’illustre sur des videos Youtube en train de se cogner contre les vitres de certains magasins. Pas sûr que Chris et Lisa y gagnent au change et si Pooch est sur Terre, il y a peut-être bien une raison à sa venue. La mort de Cassie Hack, par exemple ...

On prend les mêmes et on recommence ou plutôt on continue. Tim Seeley poursuit donc à la fois la croisade de Cassie et Vlad contre les slashers (ou revenants) tout en n’oubliant pas toute l’histoire de la lignée Hack. Au final, le scénariste s’en sort très bien, aligne les épisodes bien gores avec ceux plus légers et plein d’humour (on a même droit au retour de Milk & Cheese !). Si les épisodes avec Bump sont tout à fait anecdotiques (la série Bump a duré 4 numéros avant que fangoria n’arrête les frais sur sa branche comics et je vous avoue que le premier numéro n’était pas un chef d’oeuvre), le TPB reprend les quelques pages qui vont véritablement mettre Cassie dans l’embarras le plus total. Par la suite, il y a les trois numéros qui ont l’honneur de faire figurer Herbert West, le célèbre réanimateur de cadavres, trois numéros qui étaient très difficile à dégotter en mensuels. Cette partie est celle qui conclut toute l’intrigue sur la famille Hack, et vous vous en doutez, ça ne se fera pas dans les fleurs, le rose bonbon et les grands rires chaleureux. Un peu comme le one-shot Suicide Girls qui met en scène les lolitas emo-goth et leur site de photos dénudées. On retrouvera le même climat de film d’horreur (cette fois-ci, c’est le film Shocker à la sauce Internet qui est pris en référence) avec cette dose de mélancolie.

Emily Stone se charge de grosso modo tout le bouquin et c’est toujours très très joli même si les épisodes avec Herbert West sont les moins soignés plus proches d’esquisses que de réelles planches terminées. Il n’en reste pas moins que ça se laisse lire avec beaucoup de plaisir tout comme le one-shot Suicide Girls dont Tim Seeley s’occupera tout seul comme un grand. Le papa se fera même un plaisir de déshabiller son héroïne dans les planches du magazine et sur le site partenaire. De quoi bien rincer l’oeil des lecteurs mais aussi une certaine façon d’aborder la liberté d’expression dans les comic-books (où la violence dépasse souvent les limites du soutenable alors que les représentations sexuelles sont toujours limitées à leur strict minimum).

Bref, ce cinquième volume continue la qualité globale de cette série agréable pour tout amateur de films d’horreur.


Pour acheter ce livre : (disponible dans le second Omnibus bien plus intéressant financièrement parlant)

En VO : (Omnibus puis TPB)

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