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The Sixsmiths Vol.1

mercredi 23 février 2011, par Mathieu Doublet

(SLG / Jason Franks / J. Marc Schmidt)

Les Sixsmiths sont une famille ordinaire vivant à Melbourne avec trois enfants dont la plus âgée ne vit plus à la maison. Et triste nouvelle, monsieur vient de perdre son travail. Il faudra donc faire des sacrifices et si madame pense tout de suite à égorger une chèvre , c’est que les Sixsmiths sont satanistes. Mais il ne s’agit pas de ce genre de sacrifices dont Ralf parle : il veut surtout dire qu’il va falloir se séparer d’une voiture, que les enfants vont devoir apprendre à se balader avec le train de banlieue et qu’ils vont devoir fréquenter une école publique. Et finalement, les enfants ne s’en plaignent pas, ils découvrent même un monde à part avec une nouvelle façon de se distinguer si on le souhaite. Lilith, la fille, va s’en donner à coeur joie et va faire courir les rumeurs les plus folles pour gagner en popularité. Son fr ?re, Cain, s’il est complètement tatoué, est plus porté sur le jazz que le métal et se révèle très discret. Il se fera un ami geek appelé Dennis qui ne souhaite qu’une chose, devenir sataniste lui aussi. Mais c’est surtout pour voir des nichons ...

J’avais récemment précommandé le one-shot paru chez SLG comme avant-goût de ce bouquin. Et comme celui-là m’avait beaucoup plu, c’est tout naturellement que je me suis tourné vers la version longue. Les arguments en la faveur de la série sont toujours aussi présents : c’est drôle même si il y a maintenant une réelle continuité dans l’histoire avec des chapitres qui ne font pas que dans l’humour. On passe de la catégorie comic-strip humoristique, à quelque chose de plus profond (sans que cela soit pénible je vous rassure). Les Sixsmiths sont présentés cette fois-ci comme étant véritablement pratiquants mais le tout reste dans le cadre de la loi et finalement, on ne peut vraiment les accuser que de brutalité envers les animaux (enfin, surtout envers les pigeons).

Le satanisme est l’occasion de voir un autre mode de vie, beaucoup plus libéré, surtout sexuellement mais prouve aussi être une religion qui n’est pas si fun à vivre que ça surtout quand on cherche un boulot ou qu’on est un adolescent qui se demande qui il est réellement, et qui est donc aussi contraignante que toutes les autres religions. C’est bien entendu dans le décalage que réside l’humour (la visite de Mme Sixsmith chez le curé est des plus particulières) mais fait aussi avancer l’histoire. Et les personnages sont si bien sentis comme, qu’un intérêt se développe rapidement à suivre notre famille vénérant le Malin (y compris Jezzebelle, le canard boiteux des Sixsmith).

Graphiquement, pas de surprise. C’est toujours de qualité et on se fait au style au fur et à mesure qu’on rentre dans l’histoire. C’est parfois même très chaud, les auteurs n’hésitant pas à déshabiller leurs personnages mais toujours pour que cela serve l’histoire (si si, je vous assure).

Bref, passé le postulat de départ qui reste gage de beaucoup d’humour, The Sixsmiths est aussi une chronique familiale comme pourrait l’être Les Simpson. Drêle , bien dessiné, avec une touche de tendresse, ce sera avec plaisir que je lirai le second volume.

P.S. Je viens de lire la première entrée du blog et il apparaît que celui-ci contient des gags (qui ont donc été en partie imprimés dans le one-shot) qui sont différents des récits plus long du bouquin. Deux façons de voir une même histoire avec une complémentarité intéressante. J’espère que les gags seront un jour eux aussi publiés en totalité sur le papier.


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