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The Sixth Gun #1-6

dimanche 23 janvier 2011, par Mathieu Doublet

(Oni Press / Cullen Bunn / Brian Hurtt)

Madame Hume est une femme des plus particulières. Passe encore qu’elle ressemble à Moritcia Adams mais elle s’intéresse à des artefacts magiques et embauche des membres de la Pinkerton National Detective Agency pour les récupérer. Un job qui se révèle être parfois complètement stérile (l’artefact n’existe plus et le sorcier qui le détient a perdu tous ses pouvoirs) ou alors carrément dangereux, le propriétaire de l’artefact n’étant pas prêt à le lâcher sans se défendre quelque peu. Son but est
à la fois de retrouver son mari et le flingue de celui-ci.

Et puis, il y a Drake Sinclair qui a une belle carte menant à un arbre auxquels sont pendus quelques hommes. A force d’oracles, et à la recherche d’un trésor, il est conduit vers une petite ferme où habite un vieux et sa fille. Le seul souci, c’est que les deux sont déjà sous la menace d’une bande de mercenaires à la recherche du flingue en question. Un flingue des plus particuliers puisqu’une fois touché par son propriétaire, il ne peut plus être utilisé par personne à moins qu’elle veuille être gravement brûlée.
Quand le père meurt et que la fille touche le pistolet, elle se met sans le savoir dans de très beaux draps. Car ce calibre comme les cinq autres a des facultés particulières et on raconte qu’il vient tout droit des Enfers et que même là-bas, on n’en veut plus.

Et voilà, ceux qui ont lu la chronique du premier numéro ont pu constater que je me suis trompé sur l’identité de Drake Sinclair dont le chapeau melon et la moustache peuvent très bien tromper leur monde (d’ailleurs, un personnage dans le premier numéro se fait berner, j’aurais dû être plus attentif). Pour le reste, je ne me suis pas trop trompé. Cullen Bunn utilise donc une sauce proche de celle utilisée à The Damned, un mélange de récit historique avec une dose de surnaturel. Il utilise un héros
antipathique mais rusé et doté de quelques qualités qui devra s’associer avec la jeune fille au flingue mais aussi avec un collègue de coups montés. Les relations sont bien écrites, la jeune fille sait faire preuve de caractère et d’instinct de survie et j’ai vraiment bien accroché à ces héros qui n’en sont pas vraiment. Le grand méchant qui possède avec sa troupe les six pistolets surnaturels n’est pas en reste et ses lieutenants sont suffisamment dangereux pour que leur défaite soit jubilatoire. L’histoire se
déroule donc très bien avec un cliffhanger bien sympathique.

Brian Hurtt continue son travail de très bonne qualité vu sur le premier numéro. Les scènes d’action sont toujours aussi réussies et explosives. J’imagine un Roebrto Rodriguez ou un Peter Jackson en train de réaliser un équivalent cinématographique, voilà la quantité d’énergie que j’ai ressentie en lisant les planches de l’artiste. Côté cinématographique qui est renforcé dans les derniers numéros par des compositions en double-page qui laisse la place à des cases de grandes longueurs. Les personnages sont tous bien
représentés et ont leur identité propre (en tout cas pour les protagonistes principaux).

Bref, The Sixth Gun est bien le régal en récit de genre qui était promis avec une belle aventure qui en appelle forcément une autre qu’on ne tardera pas à avoir puisque The Sixth Gun tout d’abord prévue comme une mini-série est passé au statut de série régulière.


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