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25 to Life #1-3

vendredi 7 janvier 2011, par Mathieu Doublet

(12 Gauge / Eriq LaSalle & Doug Wagner / Tony Shasteen)

Quand un flic braque une banque et que ce flic est plutôt estimé du quartier, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche et bingo,
ce flic ne veut pas réellement arrondir ses fins de mois mais est obligé de le faire sous peine de voir la ceinture de C4 qu’il a
sur lui exploser. Bon, pour le coup, ça ne change pas grand chose, le flic explose en emportant un de ses collègues placé trop près.
Et forcément, comme ça n’est pas le premier à qui ça arrive, les fédéraux sont sur l’affaire. C’est l’agent spécial Santana qui se
charge du bouzin avec une équipe de deux co-équipiers ainsi qu’un bleu du FBI qu’il faut former. Pas vraiment le genre de Santana qui est
plutôt du style hors-norme et qui doit réussir sur ce coup-là, faute de quoi toute sa petite équipe pourra pointer au chômage. Comme il
a carte blanche, il décide d’aller en prison afin d’embaucher un consultant à qui il faut faire une proposition afin qu’il collabore.
Forcément, quand le prisonnier est un neo-nazi, cela peut poser quelques soucis d’éthique ...

Eriq LaSalle est peut-être un nom qui vous dit quelque chose surtout si vous avez passé une partie de vos dimanches soirs devant France2 à regarder Urgences.
Car c’est le docteur Benton qui écrit l’histoire de 25 to Life. Enfin "écrit" ... c’est lui qui vient avec le concept et le gros de l’histoire, le tout
étant ensuite confié aux bons soins de Doug Wagner qui a déjà écrit pas mal de choses pour 12 Gauge comme quelques histoires pour The Ride.
Les personnages sont tous des durs à cuire que ce soit du côté des fédés ou bien des vilains et il y a forcément des scènes d’action particulièrement musclées
où hommes et femmes s’en mettent plein la tronche. L’histoire en elle-même est des plus classiques et ne constitue qu’une partie d’un ensemble plus grand. D’ailleurs
25 to Life passe de quatre à trois parties arrivé au troisième numéro. Peut-être que la partie ’post-opération’ était trop développée ? Toujours est-il qu’on sent qu’il
manque quelque chose à l’histoire pour qu’elle soit très solide.

Tony Shasteen est un illustrateur très doué (allez jeter un coup d’oeilà son blog) qui a un style photo-réaliste. A tel point
que je me demande même s’il ne travaille pas à base de photos qu’il recopie et retravaille. Toujours est-il que les planches sont très jolies pour qui n’a pas peur de lire
un trait très réaliste. Shasteen se fait avoir au début du comics avec un visage qui est reproduit à l’identique (simplement placé en symétrique sur la seconde page) mais pour
le reste de la mini-série, s’il a utilisé le même procédé, cela ne m’a pas choqué. On ne peut pas dire qu’il se soit beaucoup penché sur les décors qui sont quasi-inexistants.
A la lecture, là encore, rien de franchement pénible et je me suis laissé prendre par l’histoire sans décrocher.

Bref 25 to Life ressemble plus à un produit d’appel pour créer une série télévisée ou un film que pour être réellement un comic-book impeccable. Alors oui, le résultat est
plutôt bon (aussi bien au niveau de l’histoire que des dessins) mais on sent qu’il manque le ciment et le vernis pour être un comic-book de haute qualité.