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Batman : Family #1-8

lundi 3 janvier 2011, par Mathieu Doublet

(DC Comics / John Francis Moore / Rick Hoberg, Stefano Gaudino & Steve Lieber)


La famille mafieuse Rosetti a de gros soucis : une partie de ces hommes est pendue. Ils ne sont pas encore morts et forcément, certaines rumeurs commencent à circuler parmi les bandits dont celle du justicier de la nuit. Sauf que les armes qu’ils venaient chercher ont aussi disparu. Et quand Batman arrive sur les lieux, les criminels n’hésitent pas une seconde à lui mettre tout sur le dos, sauf que non, le chevalier noir n’y est pour rien. Cela signifie aussi qu’un nouveau joueur est entré dans la partie et Batman n’aime pas vraiment ça.
Mais il a d’autres chats à fouetter du côté des entreprises Wayne alors que les événements du No Man’s Land et sa propre accusation pour une affaire de meurtre semble causer du tort à la firme. C’est en tout cas ce que pense Delilah Wagner, la femme en charge de la compagnie que Bruce avait mis au plus haut poste pour éviter de se faire bouffer par Lexcorp. Il trouve en Celia Kazantakis une alliée providentielle qui semble un choix d’autant meilleur qu’elle connaissait très bien la mère de Bruce.
Tout semble donc rentrer dans l’ordre mais dans les deux affaires qui le préoccupent, Bruce Wayne pourrait bien avoir quelques surprises.

Batman Family est donc une mini-série en huit parties qui fait suite aux événements de Bruce Wayne Murderer et Fugitive. Une bonne chose qui rend la transition vers l’époque Hush un peu moins brutale. John Francis Moore, qui a écrit pas mal de trucs pendant les années 90, tisse donc un récit qui n’est pas sans rappeler celui de Jeph Loeb et qui est lié de façon très forte à la continuité (il y a des références aux séries Robin et Batgirl dans lesquels certains personnages de Family font une apparition). Le point commun entre les deux récits est bien entendu la notion de famille qui prend ici trois sens : celui des familles mafieuses bien entendu qui ne sera pas sans conséquence pour Huntress, la famille de Batman avec des membres ont souvent été pris de cours par le changement de caractère du "patron" pendant Murderer/Fugitive, et puis aussi celle de l’ennemie de Batman dont les motifs remontent au passé et aux parents de Bruce Wayne. Alors heureusement, on est loin des motivations d’un Hush mais il règne tout de même une certaine ressemblance.
La construction de la mini-série pourrait laisser penser à des one-shots qui constituent un récit complet. Il n’en est rien, il faut véritablement tout lire pour bien comprendre de quoi il retourne et comme chaque clan a ses propres plans, des couples héros / vilains se forment sans qu’il y ait une véritable règle comme pourrait le laisser supposer la couverture du premier numéro.

Les dessins sont laissés tout d’abord aux bons soins de Rick Hoberg et Stefano Gaudino sans qu’on sache bien qui dessine et qui encre. Leurs positions dans les crédits sont dans un ordre différent à chaque fois. Leur graphisme est joli à regarder avec un mélange de réalisme comics et parfois une légère touche cartoon qui fait penser à la série animée. C’est très léger, ça ne se remarque qu’à certaines cases mais c’est agréable et cela ne jure pas avec le reste de la série. Quand Lieber entre en scène, les dessins sont plus réalistes, les traits plus anguleux. Là encore, le mélange est assez homogène.
Si quelque chose m’a dérangé, c’est surtout que je n’ai pas compris quelle était la couleur de peau de Celia Kazantkis (elle est même considérée comme une "soeur" par Freeway et un personnage ne m’a paru asiatique qu’au moment où cela a été explicité dans l’histoire. Cela n’a rien de grave dans le déroulement de l’histoire mais montre que quelque chose est loupé dans la communication entre scénariste et dessinateurs.

Batman Family est donc un récit classique Batmanien avec une bonne équipe d’adversaires. Ni incontournable, ni décevant donc.

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