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Troublemaker Book Two

lundi 27 décembre 2010, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Janet & Alex Evanovitch / Joëlle Jones)

Barnaby la mécano et Hooker le coureur automobile ont donc retrouvé le copine kidnappée au fin fond des marécages. Et ils ont en face d’eux un bonhomme dénommé Nitro qui aimerait bien mettre la main sur une main en bois ayant des facultés magiques. Sauf que le Nitro en question a le bras long et qu’il est tout à fait capable, par exemple, d’enlever le bateau de nos héros. Quand ceux-ci retrouvent enfin Walter Percy, le patron de la fille kidnappée, il faut bien qu’ils se rendent compte que le Percy en question possède véritablement une statue du Baron Samedi dans laquelle serait incorporée une clé menant à un véritable trésor, voire à la fontaine de jouvence. On comprend mieux, dès lors, pourquoi pas mal de monde cherche à récupérer la statue en question.

Voici donc la suite et la fin du premier tome. Oui, suite et FIN, sachant que le premier tome ne proposait pas vraiment grand chose à se mettre sous la dent malgré une bonne centaine de pages. Avec ce second tome, puisqu’il faut conclure, les choses vont aller plus vite, il y aura un peu plus de rebondissements et une fin des plus classiques. Le duo de scénaristes Evanovitch mère et fille continuent donc leur première expérience dans la bande dessinée et bon, avouons qu’elles ont beaucoup de mal avec la place qu’on leur donne. Le récit a malheureusement des allures de série télé avec toutes sortes de gimmick qui ne surprennent pas franchement le lecteur. Les relations entre Barnaby et Hooker sont bien gentillettes et ont été abordées un nombre de fois certains dans d’autres séries de façon plus poussée, plus franche, plus équivoque.

Niveau dessin, Joëlle Jones est toujours à bord et propose son graphisme à mi-chemin entre le comic-book à l’américaine et une certaine influence japonaise. Personnellement, j’aime beaucoup le travail de l’artiste même si je l’apprécie plus sur les polars qu’elle a réalisée avec Jamie S. Rich. Ceci étant on a des cadrages sympas, des mimiques rigolotes, bref, c’est raccord avec le scénario.

Donc à mon humble avis, soit vous êtes fan des personnages - et alors je me demande ce que vous faites ici - et vous prenez le bouquin ou bien vous êtes fan de Joëlle Jones et ceci est un test quand à votre engagement personnel envers l’artiste. Parce que Troublemaker est bien trop léger pour le prix demandé par l’achat de deux hardcovers alors qu’on peut avoir le même genre d’expériences en regardant une série télé type Amour du Risque, Clair de Lune ou Castle pendant quarante-cinq minutes ... A vous de voir.


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