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The Misadventures of Electrolyte & The Justice Purveyors #2

samedi 30 octobre 2010, par Mathieu Doublet

(Jackalope / Patrick Reilly / Renato Mapa Jr.)


Electrolyte rentre chez lui et si le fait de rentrer par les tuyaux d’évacuation et de prendre une sale douche ne suffisait pas, il lui faut avouer à sa douce
et tendre Sparkler ainsi qu’à Scabie, le héros-morpion qui s’est incrusté chez eux, que les autres super-héros sont toujours persuadés qu’il possède de grands
pouvoirs. Cela est d’autant plus difficile à supporter qu’il ne lui reste que son pouvoir originel, celui de soigner les gueules de bois. Pour Sparkler aussi,
la vie est loin d’être rose puisqu’elle est passée de super-héroïne en activité à mère au foyer sans une minute de libre.

Sparkler aimerait donc bien sortir pour relancer sa carrière mais son mari prétexte une réunion des Justice Purveyors d’une extrême importance. Peut-être lui
faudrait-il trouver quelqu’un pour l’aider à organiser sa vie ? Scabie connaît justement un coach de première allure, Tommy Blaze. Sauf que ce dernier semble là
surtout pour vendre des objets divers et variés et pas forcément pour aider les autres à s’améliorer. Heureusement qu’il y a la griffe pourpre, un vieux sage asiatique
qui semble prêt à prendre l’équipe de loosers sous son aile. Si ce dernier n’est pas prêt à dépouiller ses élèves de leurs richesses, il n’est pas forcément un grand
modèle d’efficacité ...

Quand je suis retourné au NYCC, une des bonnes surprises était de retrouver Patrick Reilly le scénariste d’Electrolyte et de voir que le one-shot avait finalement
eu une suite. Au programme, on retrouve toujours notre équipe de super-héros aux pouvoirs minables (celui qui soigne la gueule de bois, le morpion, le finisseur de phrases et
le millionnaire qui paye les super-vilains pour ne pas qu’ils mettent leur plan machiavélique à exécution). Mais le scénariste aime bien ses héros et les éclairera d’une
lumière positive même si ça n’est pas toujours très spectaculaire (dommage d’ailleurs qu’Electrolyte ne soit pas resté à son niveau depuis le dernier numéro). Et forcément,
pour que les gags arrivent toujours, il faut bien amener d’autres personnages tous aussi minables. Avec Purple Claw, il y aura de la belle concurrence niveau ringardise mais
les Justice Purveyors ne pouvaient finalement pas trouver meilleur coach que celui-là.

C’est Renato Mapa Jr qui se charge du dessin et tout porte à croire que Butch Mapa et lui ne font qu’une et même personne. J’ai trouvé que le dessinateur s’était bien amélioré
surtout au niveau des visages des personnages et de leur allure générale. Alors tout n’est pas parfait loin de là (j’ai une case en tête où une jeune danseuse a certainement des
parents reptiliens dans sa famille pour avoir une taille aussi souple) mais globalement, le résultat est très satisfaisant, meilleur que le premier épisode.

Le seul défaut de ce second numéro d’Electrolyte est d’être plus court que son prédécesseur d’autant qu’il est à suivre (je sais que je disais dans la chronique du numéro 1 qu’il
était trop long, mais vous voyez ce que je veux dire, non ?). Pour le reste, on est dans le même créneau, sympathique, qui rappelle Hero Squared à défaut de rappeler les grandes
heures de la JLA de Giffen et DeMatteis. Encore un peu de pratique et Electrolyte pourrait bien arriver à ce niveau. J’espère pouvoir retourner au NYCC l’année prochaine pour récupérer
le troisième numéro de la série.


Electrolyte est assez difficile à se procurer donc à défaut d’un endroit où l’acheter, voilà les différents liens en rapport avec la série :
http://www.thejusticepurveyors.com
http://www.butchmapa.tk
http://www.wdelafuente.wordpress.com