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Jonah Hex Vol. 8 : Six Gun War (#44-49)

mercredi 15 septembre 2010, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Justin Gray & Jimmy Palmiotti / Cristiano Cucina)


C’est par une journée d’orage, de tornade même que Jonah Hex trouve le cadavre d’un indien isolé. Quand il arrive au campement de militaires américains qui lui ont envoyé un télégramme lui demandant de l’aider à capturer des Comanches rebelles s’étant échappé de leur campement, le chasseur de primes sent bien qu’il y a anguille sous roche. Le major Newbury n’hésitera pas une seconde : hé oui, il s’agit bel et bien d’un piège monté de toutes pièces voilà plusieurs mois et spécialement destiné au balafré. Tout cela a été mûrement réfléchi par Quentin Turnbull, un homme d’affaires sudiste qui accuse hex d’avoir tué son fils pendant la guerre de sécession. Et pour arranger les choses, il est accompagné par le mexicain le plus redouté de tout le continent, El Papagayo. Une balle et un bon pillonnage en règle s’en suivent et Hex est enterré vivant (ou presque). Heureusement qu’il y a des pilleurs de tombe pour vous aider et voilà qu’une belle histoire de vengeance va se profiler.

Avant d’atteindre le numéro 50, un véritable exploit pour le duo de scénaristes malchanceux que sont Justin Gray & Jimmy Palmiotti, les deux scénaristes nous offrent un long récit, le plus long qui ait été durant toute la série, avec pas mal de têtes que l’on a déjà rencontrées : Tallulah Black, une femme encore plus défigurée qu’Hex ; Bat Lash, un cow-boy à la veine qui peut lui jouer des tours ; El Diablo, l’esprit qui possède un sheriff mais seulement quand ce dernier s’endort et même Chako, le malin mexicain qui se trouve toujours au mauvais endroit au mauvais moment.
A ces éléments déjà bien connus, Gray & Palmiotti vont viser un grand coup avec de grandes scènes de bataille entre Américains et Indiens, esclaves travaillant dans les mines et leurs geôliers ou bien une troupe d’assassins triés sur le volet mais qui ne feront peut-être pas le poids par rapport à un Jonah Hex des plus motivés, d’autant que le chemin vers Turnbull, vous vous en doutez, ne sera pas des plus paisibles. Avec toutes ces scènes d’action, par rapport à une intrigue qui s’installe plutôt rapidement, j’ai trouvé que l’intrigue était légèrement diluée. A bien y regarder, la construction est des plus claires et on a même droit à un passage flashback qui éclaire véritablement l’enjeu de la vengeance (ou des vengeances) mais quand on est habitué à des récits en trois numéros, et que six n’apportent pas vraiment plus de rebondissement (mis à part le fait qu’il y ait nettement plus de personnages mis en scène), c’est l’impression que cela donne.

Cristiano Crucina entre dans la liste des dessinateurs de haute volée de la série et celui-ci ne démérite absolument pas. Les cases sont serrèes dans les pages et offrent un découpage très dynamique. Les "splash pages" ne seront là quasiment que pour introduire ou conclure les différentes parties de l’histoire et le dessinateur n’abusent pas des grandes cases d’exposition. Cela sert véritablement la bande dessinée d’autant que le sens de lecture est des plus naturels. Pas d’esbrouffes, pas de chichis, on va à l’essentiel : l’action et l’histoire. Quant au style de Cucina, il est clairement marqué par le style franco-belge et italien, toutes les cases sont très détaillées et réalistes.

Six Gun War, malgré une certaine longueur et un titre dont j’ignore le rapport avec l’histoire, reste un bon bouquin de part son graphisme soigné et des personnages que l’on retrouve avec plaisir. Il n’est cependant pas le meilleur opus de la série.


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