Onirique Comics 7.1

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Troublemaker Book One

vendredi 3 septembre 2010, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Janet & Alex Evanovitch / Joëlle Jones)


Alex Barnaby est une mécano de premier plan et elle bosse pour Sam Hooker, coureur automobile, beau gosse et visiblement personne n’ayant pas beaucoup de difficiultés financières. Ils sont accompagnés par le saint-bernard de Sam et se lancent régulièrement dans des aventures les dépassant complètement. Félicia et Rosa sont deux amies d’Alex et elles l’ont tiré d’embarras lors d’une précédente affaire. Alors quand Felicia annonce qu’elle a eu un rêve où Rosa a eu de sérieux ennuis et que celle-ci est effectivement absente, il se pourrait bien que la vision soit juste. Et pour renforcer cette impression, rien de tel qu’une poupée vaudou placée sur les lieux du travail de Rosa. Alex va donc enquêter avec Sam en commençant par Walter Percy, le patron de Felicia et Rosa qui est certainement la personne ciblée dans toute cette affaire.

Apparemment, Janet Evanovitch est une romancière célèbre (hop, sa fiche Wikipedia) et la plupart de ses romans ont été traduits en français, y compris les deux qui mettent en scène le couple d’Alex Barnaby et Sam Hooker. Elle est accompagnée par sa fille Alex pour le passage en bandes dessinées de sa création. L’intrigue de Troublemaker est des plus légères : à partir d’une poupée vaudou, les deux héros vont se retrouver poursuivis par un homme mystérieux et visiblement dangereux. Sur quatre numéros, on peut dire que c’est très aéré. Et c’est peut-être aussi pour cette raison que Dark Horse a décidé de publier quatre ’chapitres’ (qui ont la longueur d’un numéro mensuel, il semble évident que la publication était prévue pour passer d’abord en fascicules) qui pris seuls donneraient peut-être un goût de trop trop peu.
Les relations entre personnages sont compréhensibles mais manquent de fougue, de saveur, de peps. Pourtant le couple Barnaby / Hooker est le couple typique du ’je t’aime mais je ne vais pas te le dire parce que sinon ça serait beaucoup trop facile’. Un exercice de style sur lequel les scénaristes Palmiotti et Gray ont eu beaucoup plus de réussites (21 Down, Hawkman, ...).

Le point fort de Troublemaker et l’avantage à ce que le récit soit dilué, c’est qu’on peut admirer le travail de Joëlle Jones (Douze raisons de l’aimer, You have killed me, Spellcheckers, Dr Horrible’s Sing-Along). L’artiste a un style plus proche de Spell Checkers avec des personnages plus cartoons et moins sombres. Il faut dire que l’histoire ne se prête pas à la noirceur et que c’est la comédie qui prime. Les expressions des personnages sont donc primordiales. A ce petit jeu, Jones ne s’en sort pas si mal même si c’est Sam Hooker qui a le plus de mimiques amusantes. Le découpage est quant à lui très efficace et le rythme idéal pour une comédie.

Je ne connais pas les romans mettant en scène le duo de personnages mais à en voir les couvertures, je me doute qu’il s’agit de romans s’adressant plutôt à un public féminin, genre roman pas prise de tête avec un peu de romance à l’intérieur et une héroïne ayant du caractère. C’est un peu ce qu’on retrouve ici dans ce livre et le fait que la publication ne soit pas mensuelle renforce mon impression qu’il est aussi adressé à un public fréquentant plus des librairies que des comic-shops. Passé le côté très agréable du dessin, j’ai vraiment regretté qu’il ne se passe pas grand chose en une centaine de pages. Je me demande combien de tomes seront nécessaires pour clore l’aventure (le tome deux sort en novembre 2010) et je ne suis pas sûr que je serais prêt à payer le prix fort pour un tel ouvrage. Heureusement que certaines librairies en ligne permettent de faire de grosses économies.


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