Onirique Comics 7.1

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Cavewoman Extinction

jeudi 26 août 2010, par Mathieu Doublet

(Amryl / Rob Durham)


Quand quatre gamins jouent au baseball dans le monde de Cavewoman, il arrive qu’on perde ses balles relativement aisément. Et quand la dernière tombe dans la jungle, c’est l’occasion rêvée pour devenir de jeunes aventuriers, surtout quand on idolatre la jeune femme en bikine peau de bête. Mais bien entendu, il faut aussi s’attendre à ce que ça devienne dangereux, à se perdre dans des grottes et à être menacés par des bestioles tentaculaires alors qu’on a touché à leurs oeufs ...

Et voilà, ta-daaa, je vous ai raconté ce qui se passe dans ce one-shot sans la résolution bien entendu mais celle-ci n’est pas des plus originale donc vous l’aurez tout de suite devinée. Ce que ce Extinction montre, c’est que finalement, je ne connais rien du monde dans lequel évolue Cavewoman. A en croire la série Panagean Sea, je pensais qu’il s’agissait d’un monde mi-préhistorique mi-heroic-fantasy avec grosso modo n’importe quel personnage un peu folklorique que Budd Root souhaitait intégrer. Avec l’apparition d’enfants sapés comme ceux que vous pouvez voir en bas de chez vous, forcément, ça casse un peu l’ambiance et Cavewoman a certainement à un moment de son histoire intégré un monde post-apo où la jungle préhistorique a gagné du terrain sur la civilisation que nous connaissons. Il faudra bien que je trouve le Cavewoman Reloaded #1 un jour ou l’autre pour en avoir le coeur net.
Pour le reste, on ne peut pas dire que Rob Durham tisse un comic-book particulièrement prenant. Si la complexité de l’intrigue n’est pas ce que je cherche dans un comic-book de ce type, l’auteur manque d’humour et ça, c’est particulièrement un mauvais point car si l’histoire n’est pas drôle, que chercher alors dans un numéro de Cavewoman ?

Et là, j’en vois qui lèvent les yeux au ciel en annonçant que "mais oui, c’est ça, tu vas nous faire croire que tu ne prends pas le titre pour les poses lascives de l’héroïne, peut-être ?". Et moi de répondre que non. Forcément, cela ne gâche rien à l’affaire que l’héroïne soit une des plus girondes mais finalement, les comics sont souvent très loin d’être aussi déshabillés que ce que l’on peut voir dans les divers numéros estampillés "gallery" où Cavewoman ne cache rien du tout.
Le souci surtout, c’est que Rob Duhram n’est pas des plus réguliers dans son comic-book et que son héroïne principale est parfois trop disproportionnée aussi bien au niveau de ses atouts mammaires que de sa musculature. Il aurait fait de Meriem une véritable bodybuildeuse tout du long, cela ne m’aurait pas forcément dérangé même si c’est loin d’être particulièrement joli. Mais là, la taille est trop fine, les muscles trop détaillés, bref, ça sent le dessin loupé et un dessinateur qui n’arrive pas à corriger le tir. Du coup, dommage aussi, surtout que mis à part sur une case, il arrive à ne pas être trop vulgaire. Et pour les amateurs du genre, on n’est pas chez Serpieri ici.

Extinction est donc un one-shot très décevant car la partie graphique est moins bonne que quand Budd Root est aux manettes (et encore, Budd Root, ça n’est pas le meilleur des dessinateurs) et le récit manque cruellement d’humour et de loufoquerie pour être intéressant. J’espère que le prochain numéro de Panagean Sea ne se fera pas trop attendre.

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