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Meta 4 #1-5

samedi 9 juillet 2011, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Ted Mc Keever)

mise à jour en fin d’article


C’est l’histoire d’un homme qui ne se souvient plus ni de qui il est, ni pourquoi il est enfermé dans un costume d’astronaute. Il se demande
même si il fait partie de la grande famille des humains. Alors quand il se retrouve en face d’une fête foraine, qu’il rencontre un Père Noël
qu’il ne comprend pas ainsi qu’un couple des plus dysfonctionnel, les choses sont encore plus énigmatiques.

Vous me direz "c’est du Ted McKeever, tu t’attendais à quoi ?". Et vous aurez raison. Je n’ai pas beaucoup chroniqué de titres signés Ted McKeever
(il n’y en a qu’un en fait, Wonder Woman : The Blue Amazon) et il faudra que je répare cela dans le futur. Le dessinateur d’Enginehead a un style
des plus particuliers et toujours une étrangeté dans ses récits. Et Meta 4 ne fait absolument pas exception à la règle. Le récit de l’astronaute est
ponctué par des retranscriptions d’appel radio de policiers qui semblent être en face d’un preneur d’otages. Mais on ne sait pas encore si ce que l’on voit
à un rapport avec ce texte, on le verra bien avec les numéros suivants.

Ted McKeever adopte pour sa nouvelle série le style qui lui convient le mieux : le noir & blanc. J’avais un peu peur en le découvrant car j’ai toujours trouvé
que le dessinateur avait un style qui me plaisait beaucoup, tout en déformations mais que les planches étaient souvent confuses et que l’image demandait souvent
un temps important de décodage. Heureusement, dans Meta4, il n’en est rien. Le fait que les personnages et le décor soit très réalistes aide à la compréhension.
Alors bien entendu, tout n’est pas clair comme de l’eau de roche et certains cadrages laissent à penser que des détails sont très importants, mais il est encore
trop tôt pour les comprendre.

Quand il est indiqué sur la couverture que Meta4 est "une série allégorique en noir & blanc et 5 parties", cela a de quoi effrayer. Mais je fais confiance à McKeever
et je vais me laisser entraîner dans ses délires, ça ne m’a encore jamais rebuté.


Mes petits paris :

Envie de lire la suite ? Oui, McKeever est toujours très intriguant.
Parution de la suite ? Ca me paraît plus que probable, l’auteur ayant sa fan-base et les comics étant à 4 dollars pièce, il lui en faut vendre moins pour être rentables. D’un autre côté, c’est assez cher pour ce genre de produit classique de 22 pages.
Parution du TPB ? Très probablement puisqu’Image a lancé toute une collection appelée Ted McKeever Library avec ses anciens travaux. Par contre, pas sûr que ça sorte dans l’immédiat mais je peux me tromper.
Traduction en français ? Metropol a apparemment eu droit à une traduction en français mais qui n’a pas dû avoir un gros succès. Il y a certainement un public pour ce genre d’oeuvres mais peut-être pas assez conséquent pour publier une traduction.


Mise à jour suite à la lecture du bouquin complet : je n’ai rien compris. Du tout. J’ai bien quelques pistes mais au final, je serais bien embêté de vous expliquer de quoi il retourne. Ceci étant, j’ai vraiment été agréablement baladé au fil de ces cinq numéros. Il y aura donc certainement une relecture et peut-être que le sens jaillira. Je vous en reparlerai ... peut-être ...


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Messages

  • Ton début de chronique est alléchant, mais la conclusion refroidit un peu. J’ai toujours un peu de mal avec les récits trop barrés et qui me donnent l’impression d’être trop bête pour comprendre ( ce qui est parfois réellement le cas).