Onirique Comics 7.1

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Gotham City Sirens #1-7 : Union

samedi 14 août 2010, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Paul Dini / Guillem March)


Catwoman poursuit un certain Boneblaster dont le pouvoir est, vous l’avez deviné, d’éclater les os de ses ennemis grâce à des gants qui émettent des pulsations soniques dévastatrices. Et Catwoman manque de se faire ratatiner. Heureusement que Poison Ivy traîne par là et qu’elle aide la voleuse. Elles remettent les remerciements à plus tard et décident de continuer la conversation là où Poison Ivy réside, à savoir chez un Edward Nigma pas tout à fait au courant de ce qui se trame chez lui. A toute cette clique s’ajoute Harley Quinn de retour de shopping (cf. Streets of Gotham ci-dessus). Le duo Ivy / Harley se demande bien pourquoi Catwoman est aussi faible (malgré tous les soins dont elle a bénéficié après les événements de Batman R.I.P.) et vont donc aller squatter Zatanna afin qu’elle leur donne quelques explications.

Gotham City Sirens était pour moi au départ, la suite logique de Gotham Central. Mais à la lecture du titre et à la forte présence des héroïnes, il devient évident que Sirens prend plus son sens au niveau mythologique. Paul Dini va donc se faire un plaisir de mettre nos héroïnes les unes avec les autres et bien évidemment les unes contre les autres (sans qu’elles en gardent une énorme rancune, c’est dire si elles sont plus ou moins obligées de vivre les unes avec les autres). Il garde un ton relativement gai et poursuit les pistes ouvertes lors de Detective Comics, avec la présence sur les premiers numéros de Hush. On ajoutera à tout cela, la présence de Zatanna, sa super-héroïne favorite (cf Zatanna Everyday Magic) ou encore Talia Al Ghul dans le rôle très étrange de formatrice. Dini essaiera toujours pour garder la fraîcheur nécessaire au titre à écrire des aventures rapides qui ne dépasseront pas deux numéros (deux pour le trio, un numéro avec le Riddler, un avec Hush, deux avec le Joker - ou presque et un final de Noël). Alors oui, les histoires ne sont pas chargées d’un suspense énorme et ne comptent absolument pas changer tout l’univers de la Bat-family. Cela dit, ils apportent des petites touches qui développent les personnages mis en scène ainsi que les relations entre eux. J’ai particulièrement aimé les épisodes avec le Joker qui amène une belle surprise des plus amusantes.

Pour bien faire, il fallait un artiste qui rend des héroïnes bien rondes là où il le faut et Guillem March honore tout à fait le cahier des charges. Alors oui, il y a des plans qui sont à la limite du fan-service même si l’on voit que soit de façon autonome, soit de manière éditoriale, le dessinateur aurait pu aller bien plus loin (et dans la transparence, je n’en dis pas plus). Le style et l’encrage étant des plus élégants, je serai loin de me plaindre d’autant que March est à l’aise dans n’importe quelle situation. L’avantage de son style, c’est que même en cas de petite faiblesse, ses dessins gardent un côté personnel fort sympathiques.

Gotham City Sirens est peut-être la série la plus « légère » du lot mais avouons que la présence de Catwoman / Poison Ivy / Harkey Quinn a de quoi motiver le lecteur. Comme l’histoire et le dessin sont de qualité, il serait bien dommage de se priver.


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