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Drone #1-4

dimanche 8 août 2010, par Mathieu Doublet

(RED 5 Comics / Scott Chitwood / Randy Kintz)

David Weaver est un petit génie de l’informatique et surtout un adulescent gamer. Alors quand il fait le malin et pirate un signal
satellite qui lui permet d’observer des drones en action au Kazakstan, il lui est forcément demander s’il peut en commander un. Comme
la réponse est affirmative, ses potes lui disent de le faire. Bon, pirater un drone en pleine situation de guerre, c’est vraiment le
genre de trucs à faire quand on aime finir en prison. Mais comme les ingénieurs responsables des drones (les seuls sur place) sont en
danger de mort suite à la venue de méchants terroristes, la prise de contrôle d’un drone est moins problématique. Enfin, en théorie,
parce qu’en pratique et avec une gestion en binôme, le pilotage d’un drone ne se fait pas aussi facilement qu’une partie de Call of Duty 15.

Scott Chitwood, co-patron de Red 5 Comics, prend la plume et raconte une histoire des plus classiques. Les événements s’enchaînent bien,
il y a quelques Deus Ex Machina pas trop surprenants et logiquement amenés, bref, c’est du solide. Le scénariste parle même des avantages
et des inconvénients à l’utilisation des drones en cas de conflit militaire. L’air de rien, c’est un petit plus qui va au bénéfice du titre
et qui lui donne un peu d’intelligence, chose rare dans les comics de guerre qui se limite souvent à de la baston et des personnages cyniques.
Dommage qu’il ait loupé (ou pas su mettre en scène) le fait que si des soldats ne vont plus sur le front, ce sont les scientifiques et les mécanos
qui jouent leur peau alors que l’entraînement physique et combattant n’est peut-être pas toujours à la hauteur du terrain.

Les dessins sont laissés à la charge de Randy Kintz qui ne fait pas du mauvais boulot loin de là mais qui bénéficie des couleurs Garry Henderson.
Ses Drones sont bien fichus et suivent bien les modèles crées par Jesse Mcgibney (que j’aurais aimé voir le titre en entier). Par contre, si l’anatomie
variable des personnages ne me gêne pas, j’ai eu beaucoup plus de mal avec leurs visages. En ce qui concerne la qualité générale du bouquin, les pages
se laissent lire très facilement et les nombreuses scènes d’action rendent bien.

Drone est donc une mini-série agréable mais qui ne restera pas dans les légendes du comic-book.