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Blackest Night HC

vendredi 6 août 2010, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Geoff Johns / Ivan Reis)

Ce livre contient les huit parties de la mini-série, les couvertures variantes, un commentaire des auteurs, une scène coupée et quelques croquis.


D’un côté, il y a Hal Jordan devant la tombe des parents Wayne où se trouve aussi la dépouille de leur fils Bruce (accessoirement Batman). Le Green
Lantern est rejoint par le tout récemment revenu des morts Barry Allen (aka Flash) et le speedster se demande pourquoi les cimetières sont aussi fréquentés.
Il faut dire que depuis sa disparition (à la fin de Crisis on Infinite Earths), ça a été une sacrée hécatombe parmi les super-héros. Alors Jordan montre à Allen
tout ceux qui ont péri.
De l’autre, il y a les couleurs de l’univers qui, chacune, ont crée une faction de Lanterns. On connaît déjà bien les vertes (qui tire leur force de leur volonté),
les jaunes (aliméntées par la peur), les roses (portées par un amour des plus particuliers), les rouges (par la rage), les bleus (par l’espoir avec deux gardiens de Oa renégats),
les oranges (par l’avarice) et les indigos (dont on ne connaît pas grand chose - mais qui sont en fait mues par la compassion). Parmi les gardiens d’Oa, il y en a un autre qui
en a gros sur la patate mais qui agit dans l’ombre. Et d’ombre, il a gardé la couleur noire et crée une première Black Lantern : Black Hand. Ce dernier rôde aussi dans
les cimetières mais dans un autre but : recruter des collègues.
Forcément, tout ce beau monde va se rencontrer, les morts vont revenir sur Terre. Leur détermination à détruire l’univers et la facilité de contamination et de création
de nouvelles Lanterns étant si efficaces qu’ils vont devenir une menace particulièrement dangereuse. Reste à savoir comment éclater ces zombies d’un nouveau genre.

Il y a des fois où on se demande comment les choses peuvent aussi bien rentrer dans leur compartiment. Je m’explique : tous les éditeurs américains (et les français
aussi ceci étant dit) tâte du zombie et les inclue dans leurs histoires. On est en général dans le domaine de l’horreur et du récit indépendant de tout autre. Marvel a
eu la bonne idée de faire un monde parallèle d’après le titre Ultimate Fantastic Four et d’y coller des super-héros zombifiés. Et qui restait en plan après tout ça ?
DC.
A côté de tout ça, il y a Geoff Johns qui déploie son univers de Green Lantern en autant de couleurs que le spectre lumineux en contient. Il était forcément prévu qu’arrivent
à un moment le blanc et le noir, représentant la vie et la mort. Et puis, des morts, il y en a un sacré paquet chez DC. Morts mal fichues (pauvre Martian Manhunter) ou alors
personnages remplacés par de nouvelles versions qui n’ont pas particulièrement bien marché commercialement parlant (sans parler des personnages que l’on retrouve dans les dessins
animés ou bien dans les séries télé comme Smallville mais qui ne sont pas présent en comic-shop). Il n’y a pas besoin d’être très futé pour comprendre que l’occasion de scorer à
tous les niveaux se présente et donc la Distinguée Concurrence va foncer dans le tas.
Au final, c’est du pur Geoff Johns. La menace est bien présentée en long en large et en travers et le souffle épique avec grands rassemblements de héros qui doivent
se battre et résister sur plusieurs fronts se fait sentir. Du coup, c’est long, très long mais efficace en même temps. Un défaut que les lecteurs mensuels ont dû supporter
(en même temps, ils ont l’habitude) mais qui se fait nettement sentir en recueil. Alors peut-être que Blackest Night est trop simple, surtout vis-à-vis des Crises précédentes qui nécessitaient
de bien savoir qui était où et pourquoi, mais on peut penser que les titres tie-ins à la mini-série développent ce côté tentaculaire de tout crossover. On remerciera ou non DC de ne pas
avoir besoin d’acheter plein de livres pour avoir une aventure qui se tient.
J’ai eu peur à un moment que le récit soit en contradiction avec les épisodes de Batman & Robin qui jouent sur le titre Blackest Night / Blackest Knight. Heureusement, une pirouette en fin
d’histoire permet au lecteur de remettre tous les morceaux au bon endroit et de comprendre comment les événements se sont passés. C’est un peu déconcertant au départ (surtout quand on a lu les
épisodes de B&R avant Blackest Night) mais on réussit à s’y faire.

Ivan Reis doit supporter une charge de travail certaine mais y arrive haut la main. C’est tout pan dans ta face avec tout le contenu très violent et très graphique d’un titre estampillé Johsn
(ce qui m’a surtout marqué en début d’histoire, peut-être que cela m’a d’ailleurs insensibilisé pour le reste de l’histoire). Il est agréable de retrouver d’ailleurs des personnages peu usités
(dont Mera la femme d’Aquaman sur laquelle Reis passe du temps), les zombies sont bien fichus (peut-être moins décomposés que ceux de Sean Phillips sur Marvel Zombies) et comme pour chaque évenement
de cette taille, le nombre de personnages par page est monumental ce qui demande aussi du savoir-faire en terme de mise en page.

Blackest Night est donc exactement ce qu’il vante : un crossover spectaculaire qui est à la fois un élément important de l’histoire de DC avec moult résurrections (car oui, à votre grande surprise j’en
suis certain, c’est la vie qui gagne) et un élément de plus dans la saga des lanternes vertes (et pas que). On en prend plein les yeux et on peut laisser son cerveau en repos relatif. Ce qui n’est pas
forcément une mauvaise chose en cette période estivale. Bon, c’est quand même pas le récit le plus agréable à suivre non plus : ça charcle sévère et le thème ne se prête pas à la rigolade.


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Messages

  • Je ne suis pas spécialement tenté par ce crossover car pour l’instant le trip de Johns sur les Lantern multicolores ne m’emballent pas du tout et je trouve ça très bourrin. Visiblement, le crossover est dans cette continuité.

    Dommage pour une fois qu’il y avait une event simple à suivre chez DC.