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Power Girl #7-12

samedi 31 juillet 2010, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Justin Gray & Jimmy Palmiotti / Amanda Conner)

Power Girl vient tout juste de trouver un appartement et de régler des différents entre extra-terrestres qu’elle doit ensuite subir les assauts
lubriques d’un autre homme de l’espace. Ce dernier s’appelle Vartox et vient de la planète Valeron. Il est en guerre contre la race Kashkavon qui vient
de gagner un point concernant leur conflit perpétuel : ces hommes-singes ont crée une diversion et occupé Vartox tandis que certains d’entre eux ont déposé
une bombe contraceptive en pleine ville. Le résultat ne se fait pas attendre : tous les habitants sont stériles et Vartox doit chercher une femme avec laquelle
se reproduire. Son cristal magique lui donne moult possibilités mais aucune n’est meilleure que celle suggérée par le physique résistant et kryptonien de Power Girl.
Vartox va donc débarquer sur Terre à la cro-magon ce qui ne va pas plaire du tout à Karen Starr qui, entre son entreprise, son maître-chanteur et Terra qui traîne
toujours à la recherche d’un mentor, a fort à faire.

Ces sept épisodes concluent le run de Justin Gray, Jimmy Palmiotti et Amanda Conner démarré ici. Je vante quasiment à chaque production le travail du duo Gray / Palmiotti.
Power Girl ne déroge pas à la règle et on retrouve cette bonne ambiance entre personnages même si le côté professionnel de Karen Starr est légèrement mis en retrait par rapport au
début de la série. Ceci étant ces moments sont l’occasion de retrouver des personnages que les scénaristes aiment beaucoup dont Alice Cohen l’une de leurs personnages déjà présente
dans la série The Monolith. J’ai aussi beaucoup aimé les passages avec le chat de PeeGee même s’ils sont très anecdotiques.
Côté aventures extra-terrestres, Power Girl va devoir supporter l’insupportable Vartox qui fonctionne vraiment
de façon très basique. Rien de tel qu’un casse-pieds pour amener un peu
d’humour et les scénaristes marchent sur la corde tendue du "n’en faisons pas trop". Le point fort de ces derniers numéros, c’est surtout que les petites intrigues (d’un ou deux numéros
de long) se combinent très bien en fin de run et apportent un sentiment de cohérence sur les douze numéros.
Pour ceux qui aiment les ambiances de "genre", les scénaristes ne loupent pas la présence de Vartox et son allure à la Sean Connery dans le film Zardoz (cf la fiche Wikipedia du personnage)
et feront tout leur possible pour que le physique de Power Girl soit mis en avance avec un final très agréable pour les hormones de tous les lecteurs hétéros.

Amanda Conner est une artiste fantastique et ces six numéros en sont la preuve flagrante.
Non seulement sa Power Girl est superbe, sexy et élégante à la fois (avec un clin d’oeil au poster
d’Adam Hughes où les héroïnes portent du blanc), mais elle est aussi un visage très parlant ce qui est le cas pour tous les autres personnages.
Aussi bien à l’aise sur les scènes de combat
que celles plus ordinaires, Conner devrait faire partie des dessinateurs star de chez DC Comics.

Le plus triste est que Conner a annoncé qu’elle ne ferait pas plus d’un an sur le titre, la charge de travail étant énorme (et quand on voit le résultat, on ne peut qu’acquiescer, le travail étant sublime).
Du coup, Justin Gray et Jimmy Palmiotti quittent aussi le navire alors qu’ils ont tout juste mis en place le cadre de double-identité de Karen Starr et qu’ils avaient certainement pas mal de choses
à dire encore sur ce sujet. Sachant que Judd Winick reprend la série et qu’il la lie déjà avec une mini-série JLA : Generation Lost, le côté "titre indépendant du reste de l’univers" (mis à part quelques
phrases placées de ci de là pour prouver que les auteurs n’oublient pas le reste de l’univers)
va certainement disparaître. Les quelques pages que j’ai vues de la suite du titre ne m’inspirent pas vraiment
mais il faut encore lire l’arc en entier avant de se prononcer, on ne sait jamais, les pistes de Gray & Palmiotti peuvent aussi être bien exploitées.


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