Onirique Comics 7.1

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The Sixth Gun #1

lundi 19 juillet 2010, par Mathieu Doublet

(Oni Press / Cullen Bunn / Brian Hurtt)


Madame Hume est une femme des plus particulières. Passe encore qu’elle ressemble à Moritcia Adams mais elle s’intéresse à des artefacts magiques et embauche des membres de la Pinkerton National Detective Agency pour les récupérer. Un job qui se révèle être parfois complètement stérile (l’artefact n’existe plus et le sorcier qui le détient a perdu tous ses pouvoirs) ou alors carrément dangereux, le propriétaire de l’artefact n’étant pas prêt à le lâcher sans se défendre quelque peu.

Parmi ces détectives, il y a Drake Sinclair qu’on a chargé de récupérer un flingue particulier. Celui-ci doit faire appel à un arbre qui accueille les esprits de beaucoup de pendus qui jouent le rôle d’oracles. Mais même avec cette aide, que Sinclair se fera plaisir de trahir, il n’arrivera pas à temps. Il faut dire que d’autres équipes sont après le flingue et qu’une d’entre elles est carrément le signe d’une apocalypse à venir.

Cullen Bunn est plus connu par chez nous comme scénariste de The Damned. Malgré le fait que la seconde mini-série de son univers mélangeant mafiosi et démons ne soient pas encore parue en TPB aux Etats-Unis (Oni Press attend une troisième mini pour les sortir en recueil), le scénariste aborde un nouveau cadre avec tout de même quelques points communs. En effet, The Sixth Gun partage un côté "histoire américaine" avec un cadre "western XIXème siècle" mais aussi plusieurs éléments surnaturels à commencer par le flingue après lequel tout le monde court et puis certains personnages que vous découvrirez en lisant ce numéro qui sont loin d’être des humains normaux.
Le scénariste met aussi en place un héros plutôt antipathique (bien plus qu’Eddie) qui va certainement se retrouver dépassé par les événements d’autant qu’il ignore les dangers qui le menacent. Si Eddie était seul (ou avec son frangin), Drake va lui se retrouver à faire équipe avec une jeune fille qui semble pour l’instant, très loin d’être une alliée de choix en cas de conflit armé.

Brian Hurtt est aussi de la partie. Le dessinateur de Hard Times, Skinwalker, Queen & Country, ou encore The Damned change forcément aussi son fusil d’épaule et se retrouve à dessiner des chevaux qui est souvent pour beaucoup de dessinateurs, une chose assez ardue. Dès l’ouverture du numéro, l’artiste nous plonge dans cette ambiance si particulière avec un cadre surlequel est porte beaucoup d’attention. Les scènes d’action sont menées tambour battant (la scène du monastère est courte certes mais ultra-efficace) et les personnages sont souvent très nombreux et tous très soignés. Tout juste pourra-t-on dire que certains Pinkerton se ressemblent mais ça n’est qu’un défaut très mineur dans ce comic-book.

The Sixth Gun a aussi la particularité d’avoir eu son premier numéro complet distribué au Free Comic Book Day et d’être disponible en téléchargement sur le site d’Oni Press. Connaissant l’équipe artistique en laquelle j’ai toute confiance, je vais suivre cette série à coup sûr. A vous de le faire aussi en lisant ce premier numéro et en l’achetant avec le numéro deux qui paraissent tous les deux ce mois-ci.


Mes petits paris :

Envie de lire la suite ? Oh oui !
Parution de la suite ? Six numéros, une bonne équipe artistique qui a déjà fait ses preuves, oui, je pense qu’Oni ira jusqu’au bout.
Parution du TPB ? Là encore, vu que la mini-série est réalisée pour rentrer dans le format TPB et qu’Oni publie quasiment tous ses mensuels en recueils, la réponse est oui.
Traduction en français ? Il serait assez étonnant qu’Akileos ne tente pas l’affaire. Certes The Sixth Gun est en couleur mais si la maison d’édition française a déjà publié la deuxième mini-série de The Damned, il semble assez logique qu’ils continuent avec cette équipe d’autant que The Damned et The Sixth Gun sont proches.

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