Onirique Comics 7.1

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Random Acts of Violence

vendredi 9 juillet 2010, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Jimmy Palmiotti & Justin Gray / Giancarlo Caracuzzo)


Erza et Todd sont deux amis qui se lancent dans la production de leur propre comic-book. Le premier est scénariste et a tendance à extérioriser ses frustrations dans son histoire tandis que le second est l’artiste et vit une vie de couple relativement normale. Alors était-ce une bonne idée de faire lire le premier numéro de ’Slasherman’ à sa copine, l’oeuvre étant particulièrement violente ? Peut-être pas mais heureusement, l’amie en question sait qu’il n’y a aucun serial-killer caché parmi les deux hommes. Ah oui, Slasherman c’est l’histoire d’un tueur particulièrement vicieux qui voit dans ses crimes une certaine forme d’art.
Et étrangement, malgré le côté malsain de l’histoire, le comic-book se vend comme des petits pains, le premier numéro est rapidement en rupture de stock avec une promesse de ventes supplémentaires de plusieurs milliers de numéros. Il y a même un type qui est près à les faire voyager à travers les Etats-Unis pour signer le premier numéro de la série. Bref, en deux mots, c’est le rêve. Enfin, si on met de côté le fait qu’un vrai serial-killer commence ses oeuvres, qu’il suit les auteurs et que son oeuvre à lui pourrait bien être inspirée par leur oeuvre à eux ...

Random Acts of Violence devait d’abord s’appeler Splatterman et à la dernière minute, un représentant légal d’un autre Splatterman (qui apparaît dans une série de cartes à collectionner) se manifeste et demande à Jimmy Palmiotti et Justin Gray de changer leur titre. Splatterman devient donc Slasherman au sein du comic-book et le titre change manifestement. Il est d’ailleurs à noter que ce changement est des plus bénéfiques car il prend tout son sens après la lecture du bouquin.
Palmiotti & Gray créent donc un second opus en hommage au cinéma de genre après The Last Resort. Et ce sont donc les films de slashers qui suivent ceux de zombie. On reste donc dans l’exploitation la plus pure et les scénaristes réussissent à créer une intrigue des plus fidèles au genre. Ca commence choc, les personnages principaux et la situation est mise en place alors que le danger est saupoudré régulièrement et que l’on se doute des ennuis que vont rencontrer les héros et tout cela se termine là encore avec des scènes bien violentes et une petite fin ironique et pleine d’humour noir.
Les scénaristes maîtrisent bien mieux leur sujet et sachant qu’ils excellent dans le format court (notamment avec Jonah Hex), le fait que Random Acts of Violence soit un one-shot de 66 pages (malgré un premier chapitre qui sent la volonté de faire une mini-série au départ) leur permet de bien cerner les différents points d’intrigue.

Si j’ai cité The Last Resort plus haut dans l’intrigue, c’est aussi que les scénaristes s’associent une fois de plus avec Giancarlo Caracuzzo. Le résultat sur ce one-shot est nettement meilleur que sur la mini-série zombiesque. Bon le dessinateur ne rend pas une copie parfaite et il ne semble pas capable de dessiner une vraie belle femme (mention spéciale à la caissière de la station essence qui semble avoir été touchée par le gaz hilarant du Joker). Le reste est dans un style très européen, de bonne facture avec une mise en scène efficace.

Random Acts of Violence est donc une bien bonne surprise surtout dans le cadre de l’hommage à un autre genre cinématographique horrifique. Je me demande quelle sera la prochaine production du duo (peut-être un peu de blaxpoitation dans une version plus hardcore de Daughters of Dragon ?)


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