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Popgun, volume 4

lundi 14 juin 2010, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Moult scénaristes / Moult dessinateurs / Edité par D.J. Kirkbride, Anthony Wu & Adam P. Knave)


Image sort avec régularité son anthologie Popgun parallèlement à ses projets trans-comics musicaux (les anthos consacrées à Belle & Sebastian, Tori Amos, Spearlint & Shirley Lee) et arrive donc à son quatrième opus. La transition entre éditeurs s’est faite petit à petit et voilà que c’est D.J. Kirkbride qui était co-pilote sur le troisième volume qui devient chef à bord avec deux nouvelles recrues. Si l’édition est importante dans une anthologie, c’est aussi parce qu’il donne le rythme au bouquin en choisissant d’organiser les récits de telle ou telle façon. Et pour le coup, de façon plus marquante que par le passé, Popgun peut se découper très clairement en différentes parties :
- de l’action à tout crin pendant plus de 180 pages (mis à part le récit 7:42 plus contemplatif et The Jewel of Kurvi Tasch plus poétique aussi bien dans la forme que dans le fond)
- une centaine de pages plus introspectives, dont le fond tient plus de la réalité que de l’imagination même si des récits comme Stay for Breakfast tient du conte ou que Love in the Time of Plenty passe par des doubles pages bichromes qui ne sont que de gigantesques cases et une vision fantasmée d’un crime passionnel).
- puis 200 pages qui sont un mélange plus habituel pour l’anthologie avant de s’achever sur un dernier coup d’accélérateur (et la suite d’aventures dont le début démarrait l’anthologie).

Le tout est rythmé par les apparitions non-sensiques de Reggie the Veggie (Reggie le légume qui est un cul de jatte tout simplement amorphes) création d’Erik Larsen et de son papa (à l’époque où les signatures du comic-book font plus de choses avec leurs fistons, c’est à signaler). Les petites pauses consistant en un simple dessin sont à mon avis bizarrement placées et auraient pu être mieux réparties dans le bouquin. On a plus l’impression que l’intérêt était de combler le bouquin et de garder une pagination correcte pour les mini-récits.

Globalement, le sentiment est sensiblement le même que celui procuré par le troisième volume. C’est très très très joli mais aucune histoire ne sort du lot. On commence à avoir nos héros récurrents (Bastard et Sanz Pantz, l’ornyithorynque ninja) qui permettent de se sentir en terrain familier et certaines signatures reviennent comme Vassilis Gogtzilas et K.I. Zachopulous (Mister Universe qui fait même un cameo dans l’anthologie).

On en pioche dans le tas et on les surveille de près :
- Mark Andrew Smith (bon, on le connait avec Amazing Joy Buzzards & New Brighton Archeological Society Book) et Dave Collison pour leur apocalyptique mais réaliste Bullets for the Poor.
- Fell Martins pour son graphisme si particulier dans Bloom.
- John Malloy aussi pour son style particulier de Queasy.
- Michael Dialynas avec son très poétique et joli Stay for Breakfast - tiens, je l’avais déjà remarqué dans le troisième Popgun. ;)
- Andrea Kallas pour The Jewel of Kurvi Tasch
- JM Ken Niimura qui passe à la couleur et en solo dans Chasing the Goldfish
- Alison Acton pour ses personnages bien sympatoches en SD Revenge of the Kraken
- Jonathan Silvestre pour son histoire en pixel art Kill the Legend

C’est 50 pages de plus qu’Image Comics vous propose pour le même prix et certaines histoires valent le coup pour leur traitement particulier d’un genre connu (l’histoire des vampires avec Endangered est bien sympatoche tout comme l’aventure du Mad Mauler. Popgun reste donc toujours aussi sympathique mais manque de grosse locomotive à adorer.

Les chros des précédents opus :
- Popgun volume 1
- Popgun volume 2
- Popgun volume 3

Et le site dédié à l’anthologie : Popgun Comics


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