mercredi 5 mai 2010, par
(Radical Comics / David Hine / Roy Allan Martinez, Wayne Nichols, Kinsun Loh & Jerry Choo)

Landra et Vidal sont deux enfants qui sont élevés par leur grand-père au beau milieu du désert loin de toute civilisation. Leur éducation est centrée sur le combat dans
toutes ses formes et la connaissance des vampires et des zombies. Il faut dire que les deux types de morts-vivants ont déjà ravagés les Etats-Unis mais que l’organisation
FVZA (Federal Vampire & Zombie Agency) a réussi à les bouter hors des cinquante états. Sauf que, en partie à cause des jeunes se déguisant en vampires et se faisant poser
des implants de canines plus vraies que nature, certains suceurs de sang décident de remettre le couvert.
Mais ce jeune vampire qui remet le feu aux poudres n’est pas franchement des mieux accueillis par ses aînés. D’autant qu’être un vampire est loin d’être aussi glamour qu’il n’y paraît :
la jeunesse éternelle est remplacée par une transformation qui vous fait plus ressembler à une chauve-souris qu’autre chose. Mais le mal est fait, les vampires doivent reconquérir
les Etats-Unis à grand renfort de virus zombie et le gouvernement américain doit reformer la FVZA avec bien entendu Landra, Vidal et leur grand-père en tête de liste.
David Hine nous propose avec FVZA une histoire relativement classique de vampires. Il y ajoute des petites nouveautés (la transformation en vampire dont je parle plus haut, le fait que les zombies luttent plus ou moins efficacement contre le virus et qu’ils restent du coup plus longtemps proche d’un humain ce qui pose des cas de conscience et des problèmes éthiques à l’agence, ...) pour que tout cela ait tout de même un petit peu de fraîcheur. Ses personnages sont bien écrits même si j’aurais aimé qu’on voit plus le côté sauvage de Landra et Vidal ou leur relation qui ne peut être que fusionnelle vue la façon dont ils ont été élevés. Même si Hine nous explique pourquoi leur grand-père a choisi le désert, il est dommage qu’on n’ait pas eu plus de détails en ce qui concerne leur éducation du monde moderne.
Récit classique donc à qui il fallait de très jolies illustrations pour sortir du lot. Roy Allan Martinez (Aria, The Wicked mais aussi Wonder Woman ou Son of M) réalise habituellement des planches très jolies mais au style très noir et torturé. Le dessinateur n’arrive d’ailleurs pas à finir les 3 numéros seuls (3 numéros de 64 pages quand même) et a besoin d’un coup de main de Wayne Nichols dont on voit bien en visitant le site personnel qu’il est loin d’être un manchot. Ceci étant, il faut aussi compter sur la colorisation du comics qui donne aux planches un aspect peint. Kinsun Loh et Jerry Choo réalise dans FVZA un travail des plus remarquables, donnant aux planches plus de réalisme et qui évitent l’aspect trop plastique que ce genre de traitement donne parfois aux personnages.
FVZA avec ses 3 numéros est une histoire complète qui se suffit à elle-même. J’aurais personnellement bien aimé qu’elle dure plus longtemps qu’il y ait plus d’action dramatique et que l’intrigue ait été un peu plus développé. Ceci étant, si le succès est au rendez-vous, Hine s’est donné une belle porte ouverte pour développer la série qui aura certainement un aspect revanchard pour l’un des personnages principaux. Mais je n’en dis pas plus, on verra ce que ça donne si suite il y a ...
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