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Atomic Robo TPB 1 : Atomic Robo & the Fightin’ Scientists of Tesladyne

dimanche 25 avril 2010, par Mathieu Doublet

(Red 5 / Brian Clevinger / Scott Weneger)

Ce livre reprend les six numéros de la première mini-série.


Atomic Robo est un robot atomique (comme son nom l’indique) crée par Nikola Tesla, le célèbre inventeur et adversaire de Thomas Edison. Atomic Robo a au cours du temps gagné des galons et c’est au cours de la seconde guerre mondiale que les choses prennent un tournant des plus intéressants. On est au début du conflit et les forces américaines savent que les Allemands trament quelque chose de franchement louche. Ils ont besoin d’un soldat d’une envergure particulière et demandent donc à Atomic Robo de venir les aider. Si le robot n’est pas particulièrement ravi à l’idée de miser sa carcasse d’acier, la promesse d’une reconnaissance de droits égaux à ceux d’un humain et de la nationalité américaine réussit à le convaincre. Le voilà donc envoyé dans les montagnes de l’Himalaya, afin de trouver une base secrète nazie et de les empêcher de mettre leurs projets à terme. C’est le scientifique taré Helsingard qui en fera les frais. Mais comme tous les vilains très méchants, d’autant plus quand ils sont savants fous, la mort n’est nullement synonyme d’échec mais simplement d’une remise à plus tard ...

Un comic-book qui débute par un héros éclatant un savant fou nazi ne peut foncièrement pas être mauvais. Et il y a fort à parier que Brian Clevinger en est conscient. Le scénariste avait déjà dans le second tome de l’anthologie Popgun prouvé qu’il savait faire dans le très fun avec son équipe de bastonneurs paranormaux Hexbreakers, Inc. Mais on restait dans un récit court et il fallait bien qu’un jour ou l’autre Clevinger passe la vitesse supérieure. Il le fait avec brio dans cette première mini-série mettant en scène un robot qui a de la bouteille (il a visiblement été crée dans les années 20) et beaucoup beaucoup d’humour. A travers quatre aventures, on voit bien tout le potentiel de la série qui va de ci de là dans toute l’histoire du héros. Combattant des pyramides mouvantes ou bien des fourmis géantes, en pleine guerre mondiale à bord d’un avion de chasse ou bien dans une navette pour Mars après une bonne blague de Stephen Hawking (dont tout le monde sait qu’il est un parfait bout-en-train), Atomic Robo a déjà bien vécu. Autant de latitude pour créer n’importe quel type d’histoires, à partir du moment où le héros survit à ses aventures.
C’est aussi l’un des points forts du titre. A aucun moment on ne pense que le héros va perdre. Alors oui, il va morfler, oui, la victoire va se faire souvent à un prix élevé mais au final, Atomic Robo ressort toujours la tête des conflits dans lesquels il s’est fourré et cela procure une certaine bonne humeur au comic-book. Il ne reste plus qu’à l’auteur de lui faire vivre des aventures plus grandes que nature.

C’est Scott Weneger qui se charge des dessins. Les cases sont assez minimalistes avec très peu de décors mais c’est bien le seul reproche qu’on puisse lui faire : les personnages sont détaillés et bien conçus, avec un petit côté cartoon et un encrage assez épais, la part belle étant bien évidemment du côté du personnage principal. Avec ses allures de Rocketeer (il y a un pastiche de la série de Dave Stevens dans les dessins en annexe), Atomic Robo a tout bonnement la classe, la grande classe. Ce qui est aussi assez fort, c’est de le rendre expressif alors que son visage n’est composé que de deux yeux. Un pari réussi avec un petit côté qui rappelle le robot Clank dans la série de jeux vidéos Ratchet & Clank sur Playstation. Autant de mimiques qui ajoutent au côté léger, amusant et agréable du titre.

Weneger était le VIP du titre au New York Comic Con de l’année dernière. Le pauvre était seul loin des autres artistes mais cela m’a permis de lui causer et il s’est révélé être quelqu’un de très sympathique. Dans la préface de ce premier tome, il indique que c’est Mike Mignola et son Hellboy qui lui ont redonné goût aux comics. Et là, il ne peut pas y avoir de filiation plus claire. Même du point de vue des aventures, le cornu n’est jamais loin. On est dans le même type de récit avec un héros et des personnages secondaires couillus (qui servent peut-être plus de faire-valoir à Atomic Robo que dans la série de Mignola), pourtant difficile de trouver dans la série de Red 5 qu’un simple copier-coller du titre phare de Dark Horse. Le théorème n’est donc pas compliqué : si vous aimez Hellboy, vous aimerez Atomic Robo.

P.S. Ah oui, bon, OK, le récit sur les pyramides mouvantes ne se termine pas vraiment, d’accord. Mais même avec ça, c’est du fun en barre !


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