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Final Crisis Aftermath - Escape TPB

mercredi 21 avril 2010, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Ivan Brandon / Marco Rudy & Cliff Richards)

Ce livre reprend les six parties de la mini-série.

Tom Tresser est l’agent secret appelé Nemesis. Il a fait partie du Suicide Squad mais aussi du Department of Metahuman Affairs et on a pu le voir aux côtés de Wonder Woman. Mais pour l’heure, comprendre après les événements de Final Crisis, Tresser se réveille dans un lit qui n’est visiblement pas le sien. Il a du mal à retrouver ses esprits, il a visiblement été drogué et il est accueilli par trois jeunes femmes totalement identiques qui lui apporte un petit déjeuner au lit, tout ce qu’il y a de plus romantique et sympathique. Sauf que Tresser comprend qu’il n’est pas dans un milieu qui lui est favorable et il décide de s’échapper de cette prison, toute aussi dorée soit-elle. Le petit souci, c’est qu’il rencontre bon nombre de figures familières dont la célèbre Amanda Waller mais qu’il a du mal à se repérer. En effet, dès qu’il ferme les yeux, il est déplacé dans le temps ou dans l’espace sans bien savoir de quoi il retourne. Cela semble avoir un rapport avec les forces de la Global Peace Agency (les résistants dans Final Crisis) mais pour l’heure, Nemesis n’a qu’une seule envie : s’échapper.

Avec un tel effet que la téléportation dès qu’un personnage ferme les yeux, Ivan Brandon ne choisit bien entendu pas la facilité. Les repères temporels sont carrément faussés, les textes sont volontairement amputés de certains mots. En clair, on est aussi paumé que Tom Tresser. Le fait que les geôliers soient des personnages qu’on a quittés comme étant "positifs" et que les prisonniers ne soient pas réellement des criminels (quoiqu’on parle bien du Suicide Squad mais aussi de Checkmate) a de quoi encore plus brouiller les cartes.
Heureusement que le scénariste réussit à dévoiler son intrigue en fin de bouquin. Car franchement, en mensuel, je ne sais pas si je serai allé jusqu’au bout de la mini-série qui demande beaucoup d’efforts de la part du lecteur. Je ne suis pas un fan de Nemesis, j’avais même oublié sa présence dans le titre Wonder Woman (c’est une recherche Wikipedia qui me l’a rappelé) et je n’ai pas fini de lire la série Checkmate. Final Crisis n’apporte, quant à elle, aucune ouverture vers Escape et on retrouve donc des personnages soudainement plongés dans une situation inédite. C’est donc carrément le bronx. Que ce soit son "premier comic-book" ou bien qu’on soit un habitué, je crois qu’Escape est particulièrement ardue d’approche.
Pourtant contrairement à Dance par exemple, Escape est intimement liée à Final Crisis. Je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l’intrigue mais il y a bien quelque chose de "Crisis-esque" dans Escape. Deux choses même, liées à des crises différentes.

Je ne vais pas dire que les planches de Marco Rudy & Cliff Richards sont assez classiques. Elles ne peuvent pas l’être avec un scénario pareil et les cadrages bizarres seront donc la monnaie courante de ce bouquin. Ceci étant, je ne trouve pas qu’elles soient particulièrement jolies et les styles des deux dessinateurs, pas si différents, ne m’enchantent pas plus que ça. Difficile donc de m’émerveiller beaucoup plus : c’est propre mais ça n’est pas super régulier (le nombre d’encreurs différents sur les trois premiers numéros n’aide pas).

Escape est donc la mini-série obscure et torturée de la gamme Final Crisis Aftermath. Elle est aussi la plus reliée à tout ce grand boxon que sont les crises de l’univers DC malgré tous les rangements successifs. Il y a de bonnes idées mais pour les atteindre, il faudra au lecteur une conviction fermement encrée dans le bouquin. Quant à Nemesis, il a droit à une nouvelle mini-série qui débute ces temps-ci, toujours en compagnie du scénariste Ivan Brandon.


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