Onirique Comics 7.1

Accueil > Chroniques > Dark Horse > Hellboy > Hellboy TPB 1 : Seed of Destruction

Hellboy TPB 1 : Seed of Destruction

lundi 5 avril 2010, par Mathieu Doublet

(Dark Horse / Mike Mignola & John Byrne / Mike Mignola)

C’est l’histoire d’un grand mage qui travaille avec les forces nazies à la toute fin de la seconde guerre mondiale et des forces paranormales américaines qui cherchent à ce que le plan capote. Le premier réussit bien à invoquer quelque chose mais l’endroit est imprécis et ce sont les Américains qui se retrouvent en face d’une jeune créature rouge et cornue, créature qui sera appelée Hellboy et élevée par Trevor Buttleholm. Le temps passe et Hellboy grandit. Son "père" demande à le voir et lui raconte qu’il a fait un voyage au sommet du monde (ou presque) et qu’il a trouvé dans les montagnes une statue très particulière accompagnée de celle d’un homme si réaliste qu’on l’aurait dit vivant. Le souci, c’est qu’après avoir touché cet homme, Buttleholm ne se souvient plus de rien, ni même de comment il est rentré chez lui. C’est alors que des grenouilles apparaissent et que le mentor d’Hellboy panique. Il sera la proie d’un monstre ressemblant à une grenouille à la langue venimeuse sur laquelle le cornu n’aura pas prise. En tant que membre du Bureau de Recherche et de Défense Paranormales, Hellboy doit bien entendu veiller à ce que ce genre de choses ne se reproduisent plus et essaiera de venger celui qu’il a appelé "père" toute sa vie.

Seed of Destruction est la première aventure publiée d’Hellboy. Mike Mignola y installe toutes les pièces récurrentes à son univers à savoir Hellboy et ses deux comparses Liz Sherman et Abe Sapien au sein du BPRD (ou BRDP en français). On y touvera aussi toute l’imagerie nazie à laquelle Hellboy, de par ses origines, est inexorablement lié ainsi que les monstres tentaculaires et lovecraftien avec à son sommet l’étrange créature unique composée de sept membres qui attend le réveil. C’est avec l’aide de John Byrne que Mignola met cette aventure en quatre parties en place. Autant dire qu’avec deux signatures de cette envergure, le résultat ne pouvait qu’être bon. Alors certes, il y a un Deus Ex Machina sur la fin (qui apparemment reviendra par la suite peut-être pour diminuer cet effet) mais la mini-série est tout bonnement enthousiasmante, bourrée d’action et saupoudrée d’humour (humour qui sera plus présent par la suite).

Pour la partie dessin, hé bien, c’est du Mike Mignola pur jus et Hellboy est certainement l’oeuvre sur laquelle Mignola se sera le plus laché (étant en creator-owned, il ne risque pas de rencontrer des problèmes pour faire accepter son travail) et pour laquelle il sera reconnu. Comme les monstres essaient de se faire relativement discrets, leurs apparitions et les enquêtes du BPRD se font de nuit. L’occasion pour Mignola de travailler les ombres avec de grands aplats noirs. Pour le reste, la colorisation ne va pas faire dans la demi-mesure non plus et on est loin d’un travail où la couleur est une occasion de réhausser les planches. Là aussi des aplats de couleur, peu de dégradés mais une gestion de la lumière cohérente avec le travail du dessinateur.

Bref, Seed of Destruction (Les germes de la destruction en VF), ce sont les premiers pas d’Hellboy et la bande dessinée qui a servi de trame de départ au premier film de Guillemo Del Toro (duquel il est assez proche et fidèle dans l’adaptation). Un récit à lire pour entrer en douceur dans un monde qui sera bien développé par la suite.

Le second TPB est Wake the Devil.


Pour acheter ce livre :

En VO : (notez que la version hardcover oversized contient aussi Wake the Devil ainsi qu’un cahier de croquis avec des notes de l’auteur)

Sur Amazon.com :

Sur Amazon.fr :

En VF :

Messages