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Jonah Hex Vol. 6 : Bullets Don’t Lie

jeudi 1er avril 2010, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Justin Gray & Jimmy Palmiotti / Paulo Siqueira, Jordi Bernet, Darwin Cooke, Mark Sparacio, J.H. Williams III & Rafa Garres)

Ce TPB reprend les numéros 31 à 36 de la série régulière.


Dans une église un marshall annonce à sa population que si Jonah Hex est présent avec eux, c’est pour capturer le Red Mask, un voleur des plus doués.
Afin de rendre la chose plus intéressante, il ajoute que celui qui capturera le bandit aura le droit de garder pour lui tout trésor que le captif portera
sur lui. On imagine que les concentrations de tous les hommes sont bien ciblées sur cette annonce mais c’est l’alcoolique du coin qui va détendre
l’atmosphère et à qui le marshall va se confier : si Hex réussit son coup, l’homme de loi aura déjà prévenu certains de ces hommes de l’éliminer afin
de faire d’une pierre deux coups : capturer le bandit et garder la récompense. Heureusement que Jonah Hex est un homme plein de ressources avec aussi un poil
de chance ...

C’est la première histoire de ce bouquin qui en contient six : une histoire classique qui tient plus sur l’intrigue que sur le développement du cow-boy défiguré.
Si la quatrième de couverture décrit Hex comme une force de la nature, c’est certainement à cause du récit qui fera la couverture de Bullets Don’t Lie avec un cow-boy
coincé dans le froid et un couple père-fils qui sera au mauvais endroit au mauvais moment. On ne comprend pas vraiment pourquoi Hex se trouve dans un endroit aussi
lointain que son habituel terrain de prédilection mais on imagine que le cow-boy aura bien entendu traversé les Etats-Unis, en long, en large et en travers.
Hex aura aussi de nombreux bons moments avec des jeunes femmes (ou même jeunes filles) qui voudront lui faire quelques avances. Le sexe ou l’amour, qu’il s’en prenne
directement ou indirectement à Hex, ne seront que la source de véritables drames qui ne se termineront jamais en happy-end. Des récits qui développeront le personnage
du héros mais pas autant que le dernier où le sudiste se retrouvera confronté à la fois à un groupe d’esclaves noirs et aussi aux futurs membres du Klu Klux Klan. Un récit
qui a l’intérêt de révéler la présence d’un costume militaire sudiste alors que c’est le Nord qui a gagné la guerre.

Bullets Don’t Lie est certainement l’un des plus beaux bouquins de Jonah Hex. En effet, même si Paulo Siqueira ou bien Mark Sparacio ne sont pas des dessinateurs très connus,
ils rendent de très jolies planches très détaillées avec un style très réaliste. Rafa Garres est du même calibre avec des planches elles aussi très bonnes mais qu’une colorisation
quasi bi-chromique rend difficiles à lire. Pour le reste, Jordi Bernet est un habitué, Darwin Cooke se sort très bien de cet exercice (malgré une couverture que je ne trouve pas des
plus séduisantes) tout comme J.H. Williams III qui rend comme à son habitude une copie impeccable.

J’ai moins aimé Bullets Don’t Lie que les deux tomes précédents peut-être parce que le mélange d’histoires est moins varié et que le bouquin est dans sa globalité beaucoup plus dramatique.
Il n’en reste pas moins qu’on en apprend plus sur Hex, que les histoires sont toujours aussi solides et que la partie graphique est tout simplement excellente. Un achat donc toujours aussi conseillé.


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