Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > DC Comics > Lobo : Highway to Hell #1-2

Lobo : Highway to Hell #1-2

mercredi 10 mars 2010, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Scott Ian / Sam Kieth)


Lobo s’ennuie ou plus précisément, il décide de prendre une journée de congès : aujourd’hui, pas de massacre. Sauf que ce moment de tranquilité à regarder quiquille Lost à la télé s’interrompt brutalement avec un pauvre dauphin de l’espace avec un pin’s un peu particulier. Il s’agit d’un couteau ayant servi à attacher le message suivant : "Appelle-moi, ma salope. Bisous, Satan."
Forcément, un dauphin qui passe l’arme à gauche, ça a toujours le don d’émouvoir le Czarnien qui décide d’aller faire un tour en Enfer (même s’il en a été banni) afin d’aller rendre visite à Lucifer. Sauf que sa bécane a tendance à ne pas supporter les voyages inter-dimensionnels et qu’il se retrouve devant la longue file d’âmes en peine qui cherchent à embarquer à bord du paquebot Styx mené par le passeur Charon. Mais point de file d’attente qui tienne pour Lobo qui va donc se faire un plaisir de massacrer du mort (qui devient du coup du mort mort) afin d’embarquer sur une croisière mouvementée avec un Charon des plus paniqués.

Bon, ça c’est le début de l’histoire concoctée par Scott Ian, le guitariste d’Anthrax et probablement par Sam Kieth qui ne doit pas s’empêcher de mettre son grain de sel d’autant que c’est lui le plus expérimenté en matière de comic-book. Et autant dire que le résultat qui était très enthousiasmant sur le papier s’avère assez pénible une fois le comic-book illustré et publié. Pourquoi ? Parce que c’est long et souvent répétitif. Le premier numéro est même le meilleur avec des scènes sympas et des clins d’oeil aux fans de métal mais dont les transitions sont des plus maladroites. Quant au deuxième numéro, je me demande encore ce qu’il fallait y comprendre.

C’est peut-être ça le plus gros problème. A la fin du deuxième numéro, on aura droit à un gag des plus non-sensiques mais surtout à une successsion de scènes plus incompréhensibles les unes que les autres. Le style de Sam Kieth n’apporte bien entendu pas beaucoup plus de lisibilité mais j’ai surtout eu l’impression que l’artiste s’appliquait sur des planches qui pourraient faire des posters amusants à accrocher dans la chambre du petit frère mais que pour de la véritable bande dessinée, on pourra repasser. Les cases sont souvent gigantesques ... et vides.

Qu’on se fasse une partie de Tom & Jerry ou de Titi & Gros Minet avec Lobo et Satan passe encore. Que DC Comics trouve le moyen de facturer ça 14 dollars, là, c’est du pur foutage de gueule. Quand Dan Didio disait qu’il promettait à ses lecteurs une qualité équivalente au prix dépensé, je me demande s’il connaissait l’existance de Highway to Hell.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0