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Jonah Hex Vol. 4 : Only the Good Die Young

jeudi 4 mars 2010, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Justin Gray & Jimmy Palmiotti / Phil Noto, Jordi Bernet & David Michael Beck)

Ce livre contient les épisodes 19 à 24 de la série régulière.


Quant un mexicain harangue la foule en quête d’un mec assez burné pour lui casser la figure, il n’y a que Jonah Hex pour remplir le contrat. Sauf qu’au moment de passer à l’acte, il y aura un léger changement dans le contenu du dit contrat. Le provocateur travaille en fait pour un riche "entrepreneur" de la ville qui cherche quelqu’un pour retrouver ses deux neveux qui ont été kidnappés. Dommage, il n’y a pas de demande de rançon et cela fait quelques jours que la disparition a eu lieu. N’empêche, le prix est suffisamment attractif pour que Jonah s’y colle. Et un mois plus tard, alors que la première n’est pas réglée, le voilà chargé de retrouver une mère maquerelle qui préfère assassiner ses clients et leur dérober leurs richesses plutôt que de gagner ses sous à force de labeur ... Le cow-boy ne va bien entendu pas se douter que ces histoires vont se télescoper.

Le lecteur non plus d’ailleurs. Il faudra que je m’y reprenne à deux fois avant de comprendre réellement là où voulaient en venir le duo de scénaristes Gray et Palmiotti dans les numéros 19 et 20 qui forment deux histoires indépendantes mais qui se complètent. La structure des deux histoires qui se chevauchent et dont le seul point commun est une prostituée blonde dont on ne connaîtra pas grand chose (son nom, Dusty Rose, semble être plus un pseudonyme si on en croit la réaction du héros) est des plus étranges et j’ai trouvé que la transition n’était pas des plus fluides.
Idem pour le récit suivant qui s’ouvre sur le massacre de trois femmes arrivées en diligence et se terminera sur le règlement de compte en bonne et due forme des assaillants. Entre temps, le cow-boy balafré se sera chargé de Robin des bois un peu particulier dans la patte du Diable. Je n’ai pas compris là non plus le rapport entre les deux histoires, si ce n’est que Jonah Hex peut rendre la justice comme il l’entend et que cela semble lui permettre de rééquilibrer sa propre balance morale. Mais tout cela est laissé à la compréhension du lecteur sans autre indice.
Si la première moitié du bouquin est donc imparfaite, la suite est bien meilleure : Jonah Hex qui rend visite à Thomas Edison, c’est la rencontre de deux visions des Etats-Unis ; vient ensuite l’histoire d’un instituteur manchot qui a vécu une aventure avec Hex ce qui lui aura permis de comprendre l’utilité du "bon sens" ; arrive pour terminer une nouvelle histoire avec Bat Lash et El Diablo (qu’on a déjà rencontré dans le premier TPB) mais cette fois-ci en même temps. Sachant qu’aucun des deux personnages ne réussit à calmer Jonah, autant dire que le héros va être passablement agacé (un peu comme par Chako dans le premier épisode de ce livre - il aurait dû le laisser se pendre ...).

La partie graphique est un peu du même acabit. Phil Noto est irrégulier, dessinant parfois de superbes cases très précises et semblant terminer le travail en vitesse sur d’autres planches. David Michael Beck a grosso modo le même souci et mériterait certainement qu’on publie ses planches en noir & blanc pour bien apprécier son travail. Finalement, c’est encore Jordi Bernet qui s’en sort le mieux. Je ne vais pas dire que son travail est excellentissime par rapport à ses colocataires de recueil mais Bernet a un style nettement moins réaliste qui s’affranchit mieux d’irrégularités, de dessins faits à la va-vite. Et seules une erreur de proportion anatomique ou de perspective pourraient gâcher le reste de l’histoire. Du coup, quand Bernet est à la bourre, un sketch, un encrage par dessus et hop là, le tour est joué.

Jimmy Palmiotti et Justin Gray signent donc 5 aventures de qualité inégale mais qui s’améliorent sur la seconde moitié du bouquin, donnant un arrière-goût agréable à cette lecture. Ils réussissent aussi à construire un univers solide par le biais de personnages récurrents et sympathiques. Comme ils sont toujours entourés de bons artistes, Only The Good Die Young est peut-être moins réussi que le TPB Origins mais il reste d’un niveau de qualité très honorable.


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