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The Wonderful Wizard of Oz HC

samedi 6 février 2010, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Eric Shanower / Skottie Young)

Ce livre reprend les huit numéros de la mini-série.


Dorothy Gale est une petite fille qui habite dans une ferme du Kansas, entourée de champs à perte de vue. Elle vit en compagnie de sa tante Em, de son oncle Henry et de son petit chien Toto. Tout se passe le plus tranquillement du monde jusqu’à ce qu’une tornade se présente dans les champs. Si les deux adultes réussissent à se protéger dans l’abri sous la maison, Dorothy et Toto n’atteignent pas le sous-sol à temps. Les voilà, dans une maison volante au coeur de la tempête. Une expérience qui se révèle moins violente que prévue et qui permet à Dorothy de s’endormir dans son lit ...
Quand elle se réveille, la maison a écrasé quelqu’un. D’étranges petits hommes sont là et c’est une vieille femme qui explique à la jeune fille qu’elle vient d’écraser la mauvaise sorcière de l’Est. Dorothy hérite donc de ses souliers argentés et la vieille se révèle être aussi une sorcière, mais clémente et venant du Nord. A chaque point cardinal se trouve donc une magicienne, bonne au Sud, mauvaise à l’Ouest et au centre se trouve le magicien d’Oz. Lui seul peut permettre à Dorothy de revenir chez elle. La jeune fille va donc emprunter la route dorée qui mène à la cité d’Emeraude et tenter de trouver le chemin qui la ramènera chez elle.

Eric Shanower écrit dans sa préface qu’il est un véritable fan du magicien d’Oz et que ce roman datant du début du vingtième siècle a eu un succès très rapide et très populaire aux Etats-Unis à tel point qu’il a été adapté en comédie musicale et en film (ce qu’on savait déjà) mais qu’il avait donné vie à plus de 40 livres dépeignant les aventures dans cet univers. Un phénomène culturel américain donc dont Shanower tente de présenter sa version des faits. Au final, sans avoir lu le livre, il y a tout ce dont je me rappelle du film, toutes les images que j’ai pu construire au travers d’autres lectures qui citent le magicien d’Oz.
Si la série est parue en mensuel, il n’y paraît absolument rien à la lecture du livre. On a droit à une aventure d’une extrême fluidité et si on n’est pas extrêmement attentif à la chose, il n’est pas évident de voir les coupures des traditionnelles 22 pages. Shanower rend donc une superbe copie en compagnie de Dorothy, de l’épouvantail sans cerveau, du bucheron de fer sans coeur et du lion couard. Alors il y a certainement plus de choses dans le livre (l’auteur nous indique qu’il aime le moment où le garde de la cité d’Emeraude demande à nos héros de se brosser les pieds comme si c’était une scène cruciale ou un bon clin d’oeil au bouquin) mais le lecteur pourra tirer de la bande dessinée sa substantifique moëlle.

Habituellement, je ne suis pas très fan des adaptations, des produits à licence, etc ... Et même si la couverture du numéro un m’avait bien plu (il s’agit aussi de celle du TPB), je n’étais pas forcément super chaud à l’idée de suivre le titre. Et puis, un voyage à New-York et une convention comics plus tard et me voilà avec une copie gratuite du premier numéro. Et là, ben disons, que c’est la grosse baffe. Je ne connaissais pas vraiment le travail de Skottie Young (vu son entrée Wikipedia, il n’y a rien d’étrange à cela, j’ai dû voir son travail dans un Hack/Slash à tout casser) et c’est vraiment ce qui m’a décidé à prendre l’histoire une fois compilée.
Il y a dans le style du dessinateur un mélange de cartoon et de traits tritutrés (un peu comme on pourrait en trouver chez Ramos ou Herrera au niveau de la finition des éléments de décor). Les personnages sont sublimes avec une Dorothy adorable, un épouvantail sympathique, un bucheron ressemblant au bonhomme Monopoly et un lion qui tient plus de la peluche qu’on aimerait serrer dans ses bras que du roi des animaux. Et chacun aura son moment de gloire, des expressions qui révèlent bien leur sentiment et tout cela avec une force et une retenue qui ne peuvent laisser de marbre.
S’il y a bien une économie de décors, il faut aussi saluer la colorisation de Jean-François Beaulieu qui rend les différentes régions du pays d’Oz parfois enchanteresses, parfois lugubres.

C’est donc grâce à une excellente prestation graphique que le Wonderful Wizard of Oz a réussi à me convaincre. Mais le dessin ne fait pas tout et l’histoire est suffisamment fluide pour qu’on ne s’ennuie pas. La suite est d’ailleurs en route chez Marvel. Et pour ce livre à couverture dure, Marvel a eu la bonne idée de le publier en taille plus grande, aussi haut que leur format Omnibus. Espérons que toute la franchise Oz garde cette qualité aussi bien dans le fond que dans la forme.


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2 Messages de forum

  • The Wonderful Wizard of Oz HC 9 février 2010 13:01, par G.

    J’ai découvert Skottie Young pour les couvertures qu’il a réalisé pour X-babies et j’ai adoré son style. Cette BD pourrait donc bien m’intéresser. Seul problème, j’ai aussi été séduit par les dessins d’Enrique Fernandez pour l’adaptation du magicien d’Oz chez Delcourt que je lorgne depuis un moment. Le choix va être difficile.

    • The Wonderful Wizard of Oz HC 9 février 2010 16:27, par Mathieu Doublet

      Je crois qu’il va falloir que je lise aussi l’adaptation Delcourt pour voir les points communs et les différences ... :)

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