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Last Days of Animal Man #1-6

mardi 5 janvier 2010, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Gerry Ordway / Chris Batista)


Buddy Baker est revenu sur Terre après un très long voyage avec Starfire et Adam Strange (cf la série hebdomadiare 52) et a ensuite repris ses activités en hébergeant la princesse Tamaréenne (cf Countdown to Adventure). Et nous voilà 10 ans après, Buddy a vieilli et s’est affirmé dans son boulot de superviseur de cascades pour le cinéma. Mais il n’a pas rangé son costume d’Animal Man pour autant et quand un vilain très très méchant appelé Bloodrage fait son apparition à San Diego, le héros rempile. Tout se passe à peu près bien jusqu’à ce que Buddy tente de faire appel à la force d’un gorille ... sans résultat. Autant dire que cela tombe bien mal et voilà Animal Man qui prend une pilée. C’est une baleine géante appartenant au corps des Green Lantern. Et c’est sans compter sur la fille du Mirror Master, qui a beau détester son père, est au moins aussi tarée que lui.

C’est le vieux briscard Gerry Conway qui s’occupe des derniers jours d’Animal Man. Autant dire que l’auteur fait dans le classique et qu’on a droit ici au chant du cygne d’un héros qui doit sa reconnaissance essentiellement à Grant Morrison et à son passage sur le label vertigo. 52 / Countdown avait remis le personnage en selle mais depuis, point de nouvelles ce qui n’est pas très étonnant pour un personnage comme celui-là. Alors pourquoi en décrire les derniers jours dans un futur étrange où on voit une ligue des Titans (avec entre autres un Superman aux tempes grisonnantes, un Red Tornado complètement robotisé et un Flash afro-américain) ? Surtout que les dates sont mal choisies : le comic-book parle de 2014 alors que les dernières aventures d’Animal Man ont été publiées en 2007. Ce ne sont que trois années d’accord mais tous les personnages ayant vieilli (mention spéciale aux enfants de Buddy Baker), j’ai eu l’impression que le cadre temporel n’était pas respecté. A moins que l’on parle de futur alternatif auquel cas cette histoire a encore moins d’intérêt.

Car oui, au final, je me suis éperdumment fichu du sort de Buddy Baker. Il ne fait pas partie des personnages installés dans l’univers pour connaître un sombre destin. On peut penser qu’on l’utilise pour faire de son histoire un modèle de fin pour super-héros qui perd ses pouvoirs. Si c’est le cas, le cadre aussi bien que l’aventure en elle-même est loin d’être réussie. S’il y a fin, il faut qu’il y ait de l’émotion, qu’on se sente pris aux tripes, qu’on ait l’impression que le cas "Buddy Baker" est suffisamment intéressant et poignant. Mais non, Conway nous parle d’un héros qui pense être un homme normal, et oui, c’est bien d’une histoire normale dont il s’agit.

Chris Batista réalise des planches dignes d’intérêt, les personnages sont certes encore un peu figés au niveau du visage mais si le dessinateur continue d’évoluer, on tient là un artiste à suivre de près.

Bref, au final, il n’y a que les couvertures de Brian Bolland qui sont vraiment excellentes dans Last Days of Animal Man. Pour le reste, c’est beaucoup trop commun pour être digne d’intérêt.


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