Onirique Comics 7.1

Accueil du site > Chroniques > Image Comics > Olympus #1-4

Olympus #1-4

vendredi 1er janvier 2010, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Nathan Edmondson / Christian Ward)


Castor et Pollux sont deux frères jumeaux (ou presque) et les voilà qui traînent dans différents bars afin de fêter la nouvelle année. Si Castor est du genre buveur et dragueur, Pollux est bien plus posé. Mais cela ne change finalement pas grand chose, leur décompte qui habituellement annonce les serpentins et confettis est là pour donner un signal bien étrange : se tirer l’un l’autre une balle dans le crâne.

Est-ce à cause de l’Amour ? Est-ce à cause d’une mission ratée pour le compte des Dieux de l’Olympe ? Est-ce parce qu’en courant après un Hermès fuyard, ils ont laissé s’échapper un démon sur Terre ? Ce n’est ni cela et à la fois un peu de tout cela. Mais onze mois auparavant, ce qui tenait à coeur aux deux frangins, c’est bel et bien de retrouver Hermès et de lui reprendre son caducée. Car pour les Dieux, de deux choses l’une : soit on quitte l’Olympe, avec tous ses avantages, soit on y reste et on ne va pas batifoler sur Terre.

Nathan Edmondson débarque dans le monde du comic-book avec un titre atypique. Pourtant les Dieux de l’Olympe, on a déjà entendu parler entre autres dans Wonder Woman dont toute la bande à Zeus lui a bien pourri la vie. Pourtant ici, on ne verra que très peu de Dieux. Ceux-ci sont partis et comptent bien ne plus remettre les pieds sur notre planète. Pourtant, quand il y a un souci, ils sont bien obligés d’intervenir et c’est là que les deux héros de cette histoire agissent : Castor et Pollux sont les gros bras de l’Olympe avec, comme toute créature mythologique, des obligations. D’ailleurs la plus grande de celle-ci (si on en croit cet article) n’est pas respectée, mais pour le reste, on a bien droit aux deux Gémeaux.
Avec ces quatre numéros, le scénariste se construit donc tout un univers avec ses codes. L’histoire (de 100 pages) est complète avec début et fin mais permet très clairement de développer tout un univers avec de grands dangers, une bonne dose épique (décrite ici dans des passages en flash-backs qui décrit bien la relation qu’entretiennent les deux frangins) et des personnages bien foutus qui ne sont pas sans rappeler des Strasky & Hutch mythologiques (avec leur Huggy les bons tuyaux en la personne de Dédale).

Christian Ward est certainement celui qui va vous faire aimer ou détester Olympus. En effet, l’artiste a un trait des plus particulier et une technique de colorisation elle aussi peu commune. Niveau trait, il y a en beaucoup. L’encrage aide à la représentation des personnages mais on a l’impression de voir des sketches dont aucun trait n’aurait été effacé. Les zones d’ombres sont délimitées par des lignes, ce qui donne un effet très étrange, comme si les personnages étaient couverts de pansements. Les décors sont quasi inexistants ou se réduisent au simple minimum.
Pourtant les cases ne semblent pas vides et pour cause, ce sont les couleurs qui prennent ensuite les commandes. Si vous trouviez que Ben Templesmith était un exemple de sobriété, alors Christian Ward est au total opposé. Les couleurs explosent de tout côté, les tons sont souvent très très flashys et surtout il n’y a pas véritablement de code couleur pour les personnages. La couleur est là pour révéler l’ambiance et les personnages plongent totalement dedans. ce n’est pas forcément très facile à lire, ça saute beaucoup aux yeux mais personnellement, j’ai trouvé ça plutôt pas mal. Pour voir un peu ce que ça donne, son site d’illustration est là http://www.cwardillustration.com/.

Ces quatre premiers numéros d’Olympys m’ont convaincu. On a le droit à une belle histoire avec beaucoup de personnages que j’aimerais rencontrer par la suite. J’aimerais aussi connaître exactement les conditions de vie des deux frangins vis à vis des Dieux et retrouver d’autres créatures ou personnages mythologiques. Bref, je conseille si le graphisme ne vous rebute pas trop.


Pour acheter ce livre :

En VO :

Sur Amazon.com :

Sur Amazon.fr :

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0