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X-Men : Manifest Destiny HC

dimanche 20 décembre 2009, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / Jason Aaron, James Asmus, Mike Carey & Frank Tieri / Stephen Segovia, Jorge Molina, Adrian Syaf, Michael Ryan, Chris Burnham, Takeshi Miyazawa & Ben Oliver)

Ce livre contient :
- Wolverine : Manifest Destiny #1-4
- X-Men : Manifest Destiny #1-5 (a priori tout ce qui n’a pas été publié dans Uncanny X-Men : Manifest Destiny)

Logan fait ses paquets pour San Fransisco et le Canadien voyage très léger. Pourtant chaque objet rappelle un souvenir et une pique de lance l’engage à repasser par Chinatown avant de passer à la côte Ouest. Le seul souci, c’est que Logan n’a pas mis les pieds à Chinatown depuis 50 ans pour une très bonne raison : grosso modo, chaque habitant du quartier a une bonne raison de vouloir lui faire la peau. Et ça ne loupe absolument pas : épéistes, archers, spécialistes du kung-fu, tous sont là pour accueillir comme il se doit le griffu qui ne doit compter sur aucun allié ... à moins qu’il en ait oublié un mais il faudra une peignée en bonne et due forme avant que le mutant se souvienne de tout ce qu’il a oublié.

Là encore, ces quatre numéros sont le gros morceau du livre, pour le reste, l’épisode de Nightcrawler est assez sympa alors qu’il revient sur les lieux où il s’est fait chassé et a rejoint les X-Men. Cela est contredit par la suite par un autre court récit concernant le téléporteur et cela est bien dommage. L’épisode Boom boomesque est très drôle avec un dialogue avec Hank McCoy mitonné aux petits oignons même s’il n’y a rien de bien original. En tout cas, on est dans le pur fun et c’est toujours ça à se mettre sous la dent. La démolition d’un tenancier de bar par des X-Men grosbills au possible est elle aussi la bienvenue.
Par contre, tout le récit concernant Iceman et Mystique ne casse vraiment pas trois pattes à un canard et se révèle banal et incompréhensible en terme de comportement de personnages. Tout ça pour rien, puisque l’épisode se termine sur un cliffhanger qui ne résoud pas le problème posé par l’histoire.

Heureusement que les dessins tiennent la route eux quand l’histoire est moins bonne. La réciproque est vraie : et pour supporter Stephen Segovia ou la colorisation des planches de Ben Oliver, il fallait que le texte et la mise en scène assure un minimum. En tout cas, ce ne sont pas des traits qui me plaisent : trop brouillon, erreurs faussement excusables sous le compte de la fluidité pour le premier, personnages en plastique avec un éclairage des plus étranges sur les planches du second.

Globalement, le bouquin se terminant sur des récits plutôt joyeux, on referme le bouquin avec un sourire mais il ne faut pas oublier qu’on est encore à 30 dollars pour quatre épisodes de Wolverine, des épisodes qui mettront le don d’ubiquité de Logan à dure épreuve mais qui auront la bonne idée d’être ceux par lesquels démarrer avant d’attaquer la série régulière quand Jason Aaron arrive sur le titre. Bref, attendez le TPB en couverture souple comme pour le Uncanny X-Men cité plus haut. Ha oui, aucun rapport avec la série X-Men gérée par Mike Carey ...


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