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Teenage Mutant Ninja Turtles #38-44

vendredi 4 décembre 2009, par Mathieu Doublet

(Mirage Studios / Rick Hedden, Matt Howarth, Rick McCollum & Bill Anderson, Paul Jenkins & Rick Arthur / Tom McWeeney, Matt Howarth, Rick McCollum & Bill Anderson, A.C. Farley & Rick Arthur)


TMNT #38-40 (Rich Hedden / Tom McWeeney)

C’est une nuit tranquille et Raphaël se bourre de pizza en regardant la télé. Un mal de ventre lui fait souvenir de l’enseignement de son maître : "Si l’estomac vous brûle, le meilleur moyen de se soulager est d’avaler du lait chaud !". Direction la vache Betsy qui ne peut que donner du lait de première "fraîcheur". Sauf que c’est juste le moment qu’ont choisi deux extra-terrestres plutôt crétins et se battant tout le temps pour arriver sur Terre. Méprenant la traite pour une affaire de jambes en l’air, les aliens kidnappent la tortue ninja et la vache afin faire quelques expériences. Et leur arrivée étant loin d’être discrète, l’armée américaine est sur les dents.

Le couple Hedden / McWeeney était déjà coupable du TMNT #34 "Toitle Anxiety" et ils remettent le couvert sur trois numéros ! De quoi laisser libre court à leur délire le plus total. C’est bien simple : tous les personnages sont des crétins, des pervers ou bien les deux. Et quand je dis tous, c’est vraiment tous. Seul le pauvre Raphaël semble être épargné. Ca part dans tous les sens, on est dans un cartoon aplati sur bande dessinée. Il y a des détails dans toutes les cases, des inventions bien secouées, tout ça pour arracher un sourire ou un rire au lecteur. Et pour se faire, Hedden & McWeeney sont prêts à tout. Le résultat est des plus déjantés et McWeeney n’arrivera jamais à arriver à ce stade du n’importe quoi par la suite.

TMNT #41 (Matt Howarth)

C’est la nuit (encore !) mais cette fois, tout le monde dort. L’occasion rêvée pour se faufiler derrière le voile onirique et connaître ce qui se trame quand le corps de nos héros est au repos. Léonard rêve d’un monde où tout le monde serait une tortue et où il serait un ado super cool ; Raphaël s’endort et rencontre ses super-vilains préférés ; Donatello rêve qu’ils sont capturés et qu’une franchise lucrative est construite sur leur dos pendant leur absence ; Splinter dîne avec Hitchcock, Einstein et Akira Kagemusha ; tandis que Michaelangelo rêve qu’il est une rock-star.

Matt Howarth démarre son récit tranquillement, enchaîne avec de l’auto-promotion et continue avec des rêves bien plus chargés en sous-entendus que les premiers. C’est apparemment une légende du comics underground mais je n’ai pas vraiment entendu parler, tout au plus, le style de ses personnages ne m’est pas étranger. Pour ce numéro, le résultat est plutôt pas mal, la bonne idée étant d’aller crescendo dans le sens et le délire engagé. Mais cela reste des récits très courts qui n’ont pas vraiment de lien entre eux.

TMNT #42 (Rick McCollum & Bill Anderson)

Alors que Casey et April sont torturés et drogués pour avoir la confirmation que les tortues existent, un scientifique en cryptozoologie appelé le docteur Forté est contacté par un homme étrange qui lui donne des photos de nos chers ninjas. Celles-ci vont enquêter sur la disparition de leurs amis et se trouver pris en embuscade par des esprits défunts. Mais que viennent faire Mae West, Leonard de Vinci, Edgar Allan Poe et Bruce Lee dans cette affaire ?

Attention les fans, il va falloir s’accrocher car cette histoire nous ramène aux événements de TMNT #8 (le crossover avec Cerebus). Si Rick McCollum et Bill Anderson réalisent des planches toujours aussi superbes, j’ai été moins émerveillé par leur scénario où une magicienne tente un mauvais sort et où nos héros sont sauvés par un Deus Ex Machina qui ne pourra ravir que ceux qui ont lu tous, absolument tous, les comics estampillées Tortues Ninja. A moins que cela ne confirme le retour à la continuité annoncé dans la préface d’Eastman et Laird.

TMNT #43 (Paul Jenkins / A.C. Farley)

Les tortues sont envoyées une fois de plus en forêt pour se connaître eux-mêmes. Et la consigne de Splinter est d’y aller les yeux fermés. Cette fois-ci, ça n’est pas Raphaël qui râle mais Donatello. Les tortues vont finalement se retrouver devant un palais immense qu’ils n’avaient jamais vu avant. En y rentrant, ils voient beaucoup de portes fermées et celles qui sont ouvertes donnent sur des statues dont les noms sont étrangement familiers sans que personne n’arrive à retrouver ce qu’ils signifient. Un jeune garçon nommé Locke va les guider jusqu’au moment de leur demander de partir pour rester en vie. Mais les tortues restent et voient que cet étrange palais recèlent de grands dangers.

Hé oui, c’est bien le Paul Jenkins qui a ensuite bossé pour Top Cow et Marvel qui officie dans ce comic-book. Son histoire n’est pas nulle mais elle met un temps infini à se mettre en route et le concept de départ avec la bagarre entre les tortues semble d’autant plus inutile qu’elle ne sert pas vraiment par la suite. Tout cela se termine dans une espèce de référentiel de créatures mythologiques pour nous faire comprendre, assez maladroitement, que les tortues sont elles aussi promis à intégrer une certaine mythologie.

Eastman & Laird portent une fois de plus aux nues leur artiste, A.C. Farley. Celui-ci est connu pour ses couvertures peintes de jeux de rôle ou de bouquins de SF et a déjà expérimenté les tortues sur le numéro 29). Etrangement, Farley ne montre pas l’étendue de tous ses talents. Même si les planches en noir et blanc sont jolies et détaillées, elles ne sortent pas particulièrement du lot en comparaison des autres comics TMNT. Dommage.

TMNT #44 (Rick Arthur)

C’est dans les égoûts que Raphaël rencontre régulièrement Lucindra, une jeune femme issue d’un quartier pauvre et étant fortement portée sur les arts martiaux et la discipline des ninjas en particulier. Raphaël l’a d’autant plus mauvaise que Lucindra emporte la majorité de leurs combats. Cela détruit l’esprit d’équipe des tortues et les "frères" de Raphaël craignent que tout ceci ne tourne au pire. Ce qui ne manque d’arriver bien sûr.

Rick Arthur amène le retour à la continuité (promis à partir du numéro 45) en plaçant les tortues dans une aventure résolumént urbaine. Rick Arthur dessine de jolies planches sur le quotidien d’une population américaine défavorisée mais ne va finalement pas bien loin dans son propos. On ne comprend pas vraiment où tout cela va même si la bande dessinée est agréable à lire et même si les proportions humaines ne sont pas franchement respectées (surtout pour la pauvre Lucindra qui n’est pas des plus féminines). Peut-être qu’on reverra la jeune femme, le personnage ayant du potentiel.


Ces numéros sont à lire gratuitement sur le site officiel http://www.ninjaturtles.com

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