Onirique Comics 7.1

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DMZ TPB 2 : Body of a Journalist

jeudi 26 novembre 2009, par Mathieu Doublet

(Vertigo / Brian Wood / Riccardo Burchielli, Kristian Donaldson & Brian Wood)

Ce volume contient les épisodes #6-12 de la série régulière.


Pour Matthew Roth, la vie n’est pas rose en pleine "zone démilitarisée". Elle ne l’est pas pour les autres habitants mais Matthew a la malchance de voir la distribution d’eau potable interrompue par un tir de roquettes et le voilà avec la tourista locale. Autant dire qu’il n’a pas vraiment le moral. Mais il n’est pas au bout de ses peines : en effet, les membres de l’Armée Libre le contactent et lui proposent une petite interview. Ils ne lui ont pas précisé qu’il se ferait tout d’abord kidnappé de façon naturellement musclée. Et tout ça pour quoi ? Pour s’apercevoir d’une bonne nouvelle, Viktor Ferguson n’est pas mort. Roth va devoir intervenir auprès de Liberty News et des Etats-Unis afin d’échanger la vie de Ferguson contre quelques concessions.

Une bonne occasion pour que Matthew revienne chez lui, oui, dans un monde civilisé qui n’est pas encore ravagé par la guerre civile. Il aura même l’occasion de revoir son père (ce qui ne le réjouit pas plus que ça) ainsi que Eve Lindon, une jolie jeune femme de son quartier. Maintenant toute la question est : "Est-ce que les militaires seront dignes de confiance ou vont-ils utiliser Roth et Ferguson pour leur propre plan ?" Vous vous doutez déjà de la réponse.

Ce qui en général intéressant avec ce type de récit, c’est que le héros doit choisir un camp, ou mieux, être assez rusé pour penser être en sécurité ou en jonglant entre les deux camps, quitte à réaliser quelques petites trahisons. Il y a aussi forcément le moment où le héros va être acculé dans une sortie sans issue. On n’en visiblement pas là et c’est donc un chemin supplémentaire que Brian Wood explore : celui de la communauté urbaine dans lequelle le journaliste évolue. Ce qui est important, ce sont les gens qui sont là, les amis et les visages familiers. Dans ce tome, même si les intentions de Roth sont exprimées, je trouve qu’il est beaucoup du côté de l’Armée Libre, nous verrons bien par la suite s’ils vont trahir le jeune homme ou pas.

Riccardo Burchielli fournit un boulot tout à fait comparable à celui du premier tome. Kristian Donaldson a un style différent du dessinateur attitré mais cela permet de le dissocier sur un récit qui se passe avant le carnage. L’occasion de voir que pour certaines personnes, les choses se sont relativement bien passées et que leur engagement risque de leur coûter cher si la guerre s’arrêtait. Brian Wood aussi assure une partie graphique, celle du numéro 12. On est plus proche de la mise en page que du réel dessin. L’initiative est sympathique (surtout si cela permet à Burchielli de souffler un peu) mais j’ai trouvé qu’un tel récapitulatif après seulement 11 numéros, c’était trop vite arrivé. Car il ne s’agit ni plus ni moins que d’un "sourcebook". Cela peut éventuellement permettre à des lecteurs de prendre le wagon en marche mais il manque des informations supplémentaires pour que cela soit véritablement intéressant pour les lecteurs qui suivent la série.

Au final, ce second tome est bon. Moins bon que le premier parce qu’il n’y a pas vraiment de surprise et qu’on est plus dans la chronique de vie quotidienne que dans le récit tendu et bourré d’action. Un cocktail assez particulier dont il faut voir maintenant comment Brian Wood va continuer son intrigue.


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