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Amazing Spider-Man TPB #6 : Happy Brithday

lundi 1er janvier 2007, par Mathieu Doublet

(Marvel Comics / J.M. Straczynski / John Romita Jr.)

Ce TPB reprend les numéros #57-58 et #500-502 (donc avec la numérotation classique #498-502) de la série régulière.

On est tranquillement dans son lit à se reposer quand le ciel tourne au rouge. Passé l’expression, un tel phénomène est signe de danger et Peter Parker ne peut s’empêcher d’aller jeter un oeil. Il n’est pas le seul sur le coup puisqu’à l’endroit d’où tous les ennuis semblent provenir se trouvent déjà les quatre fantastiques, les vengeurs ainsi que Cyclope, certainement de vadrouille à New York. Et tout ce beau monde est en train de battre contre des créatures venues d’une autre dimension.
Reed Richards arrive cependant à créer une machine censée renvoyer toutes ces bestioles de là où elles viennent. Jusqu’à l’arrivée du docteur Strange qui explique que finalement, cette dépense d’énergie et l’utilisation de la machine n’avait qu’un seul but : l’arrivée de Dormammu sur Terre. Strange va devoir réparer ce que les autres ont fait et Spider-Man va se retrouver dans l’affaire sans réellement le vouloir. C’est le début d’une longue aventure dans l’espace, le temps et l’introspection.

Straczynski démarre plutôt mal les aventures de son héros en le ridiculisant ouvertement devant ses élèves. Mais c’est pour mieux lui donner l’occasion d’avoir sa revanche, et de retomber dans la panade et king size la panade. Ce sera aussi l’occasion pour Spidey de revoir, revivre certains instants de sa vie et d’éventuellement les modifier.
Le scénariste revisite ainsi d’une bien belle façon l’histoire "anniversaire" (le numéro #500 tombe comme par hasard sur l’anniversaire de Peter) et de rendre hommage aux aventures du monte-en-l’air. Toutes ces bonnes et ces mauvaises expériences se concluent en un final magistral et un moment d’une émotion rare.

D’émotion, il va aussi en être sujet dans les deux numéros suivants. Dans le numéro 501, c’est Tante May qui nous raconte comment elle vit depuis qu’elle connait le secret de Peter. Un secret bien difficile à avaler et tante May sait qu’il lui faudra du temps pour l’accepter. Finalement, elle se remet aussi en cause et tente de faire une différence à son modeste niveau comme peut le faire son neveu. Numéro qui se conclue sur une belle image, image qui ne sera pas du tout raccord avec la série Marvel Knights du père Millar.

Le numéro #502 est encore et toujours dans le domaine de "faire une différence" et cette fois-ci, c’est une personne moins proche du tisseur qui va devoir réfléchir au bien fondé de ces actions. Leo Zelinsky est un vieux tailleur qui a son petit-fils en charge. Sa spécialité est de faire des costumes aussi bien pour les super-héros que pour les super vilains. Quand Killshot, un assassin, utilise son téléphone portable et annonce qu’il va tuer un sénateur, Zelinsky ne bronche pas. L’une des promesses qu’il fait à ses clients est une discrétion et être muet comme une carpe. Mais son petit-fils fait des reproches à son grand-père qui va devoir se débrouiller pour arrêter le bandit sans que ce dernier ne sache qui a vendu son secret. Un récit somme toute classique mais réhaussé par des dialogues haut en couleurs, des gags (qui sont présents dans tout le run de Straczynski par ailleurs) aussi bien textuels que graphiques (on comprend pourquoi Peter ne veut pas d’ouverture à son masque).

Pendant tout ce temps, John Romita Jr assure la partie graphique, aucun fill-in pour l’artiste qui selon ses dires a réussi à trouver une méthode simple et rapide de produire vingt-deux planches par mois de façon régulière. Autant dire que pour du vite fait, le travail est remarquable même si l’on notera de ci de là, notamment dans les personnages de Thor ou Cyclope que ses planches ne sont pas exemptes de défaut. L’encreur Scott Hanna et les coloristes Dan Kemp et Matt Milla du studio Avalon achèvent le boulot graphique avec bonheur.
Cerise sur le gâteau pour le numéro 500 puisque John Romita sénior cette fois signe une double page titanesque (c’est pas du George Perez mais c’est dans l’esprit).

Ce TPB est une très bonne lecture. Si le côté "culture totem" n’est toujours pas revenu sur le devant de la scène, Happy Brithday gagne le lecteur grâce à un habile mélange d’humour, d’action et d’émotion. En plus, il contient les quelques cases qui provoquent l’arrivée de la mini-série Strange signée par Straczynski et Brandon Peterson.

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Ce TPB est aussi inclus (avec le suivant) dans le hardcover Best of Spider-Man 4.