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Final Crisis : Rogues’ Revenge

mercredi 7 octobre 2009, par Mathieu Doublet

(DC Comics / Geoff Johns / Scott Kolins)

Ce HC comprend :
- les trois parties de la mini-série
- les numéros 182 et 197 de la série Flash

A Keystone City, le temps est comment dire ? "Pourri", oui, c’est le terme. Le ciel est rouge, il pleut à verse et des éclairs se baladent entre ciel et terre. Ca n’est pas forcément un temps idéal pour se promener mais les Rogues ne s’en soucient pas vraiment. Ils seraient presque raccords avec l’ambiance
du moment. Les Rogues, ce sont les ennemis du Flash (en "bon" français, les Lascars), et depuis un an, ils courrent pour ne pas se faire attrapper pour le meurtre de Kid Flash (on a vu le Pied Piper et le Trickster dans la série Countdown). Il y a maintenant au sein de l’équipe Captain Cold, Mirror Master, Weather Wizard et Heatwave. Quand ces derniers arrivent dans leur refuge, ils se rendent compte que celui-ci est déjà occupé par de jeunes super-vilains qui vont rapidement se rendent compte que l’expérience est quelque chose à ne jamais négliger.

C’est ce que va apprendre un tout nouveau Trickster dénommé Axel qui félicite ses modèles pour avoir tué un Flash. Sauf qu’en réalité, les Rogues n’ont jamais voulu tuer Bart Allen. Tout cela n’était qu’un sombre accident et toute l’orchestration du crime n’était due qu’à Inertia, un autre rapide venu du futur en ayant complètement pété les plombs.
C’est donc l’heure de la revanche, les Rogues vont essayer d’éliminer Inertia et ensuite de fermer boutique mais sans savoir que celui-ci va être retiré de son état de suspension dans lequel il était bloqué au musée Flash et que c’est le couple Libra / Zoom qui se charge de le réanimer, essentiellement pour qu’il puisse se faire chasser par les vieux de la vieille ci-dessus.

Voilà, il y a Libra dans l’affaire, donc on peut parler de Final Crisis. Un Final Crisis dont Johns se garde une petite partie où il utilise tout le floklore de Crisis on Infinite Earths et Infinite Crisis (il paraît même que tout cela est encore plus prononcé dans son Legion of 3 Worlds). Du coup, s’il y a Crisis, il y a forcément un Flash dans l’affaire et c’est donc la bonne occasion en ces temps de renaissance que de s’attarder sur les vilains du héros rouge.
Geoff Johns connaît bien ses personnages, cela va sans dire puisqu’il les amènera jusqu’à la fin de la série Flash et donc sur plusieurs dizaines de numéros. Cependant, s’il est intime avec ces vilains, il permet aussi au lecteur non-assidu de ne pas être trop paumé. On comprend rapidement quelles sont les possibilités des personnages, on apprend une partie de leurs histoires à travers des flash-backs et on voit finalement là où ils veulent arriver.
C’est peut-être même là où le bât blesse. En effet, là où Johns aurait pu clore son affaire et celles des vilains, il l’ouvre (ce qui n’était pas vraiment l’axiome de départ et dont je n’ai pas vraiment compris le changement de direction). Une manière bien aisée de garder des munitions pour la nouvelle série Flash : Rebirth. L’autre souci, c’est que pour ne pas trop piétiner les plates-bandes de Grant Morrison, Johns se garde bien de mettre les Rogues en action "le jour où le mal a gagné". C’est pratique pour le scénariste mais très frustrant pour le lecteur.

Johns et Flash sont associés au dessinateur Scott Kolins qui a réalisé un run d’une longueur respectable. Alors que Kolins remet aussi le couvert sur Rebirth, il semblait fort logique qu’il soit associé à Rogues’ Revenge. Personnellement, je ne suis pas un grand fan de ce dessinateur mais mis à part sur une page où il y a un souci de raccord entre bulles et images, la mise en scène est bonne, on ne peut pas le nier.

Bref ce Rogues’ Revenge est tout en demi-teintes. Il démarre très bien et apporte de jolis moments pour tout l’univers Flash mais le côté inachevé et "produit marketing" pour amener Flash : Rebirth est vraiment décevant. C’est un business, ma bonne dame, un business avant tout. D’ailleurs pour publier un TPB (ou un HC en l’occurence) avec trois épisodes, ça faisait un peu juste. Alors dans sa grande mansuétude et pour faire cracher quelques dollars de plus (alors que les épisodes auraient très bien pu intégré le Final Crisis Companion), DC ajoute deux épisodes plutôt bien fichus qui se penchent sur les origines du Captain Cold et du professeur Zoom. De bons épisodes que les fans du Flash auront déjà lu et qui sentent un peu le "cadeau Bonux".


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