Onirique Comics 7.1

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You Have Killed Me

jeudi 1er octobre 2009, par Mathieu Doublet

(Oni Press / Jamie S. Rich / Joelle Jones)


Anthony Mercer est un détective privé dont la réputation est peu élogieuse : fils à papa qui a quitté sa famille pour obtenir un job plus craspec, il est pourtant contacté par la jolie Jennifer Roman. Celle-ci lui demande de retrouver Julie, sa grande soeur, qui a disparu dans la salle de bain dans laquelle elle se trouvait quelques jours avant son mariage. Disparition plus qu’étrange alors qu’aucune sortie de secours n’est disponible. Si Mercer est mis sur le coup, c’est aussi qu’on espère bien qu’il se sente un peu concerné. En effet, il a eu une relation amoureuse dans le passé avec la disparue. Du coup, notre détective se met en route et va rencontrer un homme qui ressemble à tout sauf à un veuf éploré. Il faut dire que celui-ci a peut-être d’autres choses à penser dans une boîte de jazz contrôlée par un bandit et dont le trompettiste est surnommé "Killer".

Après Douze raisons de l’aimer, le scénariste Jamie S. Rich et Joelle Jones se réunissent pour nous contacter un bon vieux polar : détective à la ramasse, femmes fatales (même dans le sous-sol des archives de la police), bandits et escrocs, il ne manque rien du tout. Tout est même un peu trop balisé pour être honnête mais le scénariste ne se ment pas et donne d’entrée toutes les infos avec un héros s’étant pris une balle dans le buffet. On sait donc déjà que la jeune femme est la source de cet incident. Ceci étant, You Have Killed Me est une lecture très plaisante : les personnages sont attachants, bien campés et l’ambiance des années 30-40 très bien rendue.

Il faut aussi dire que Joelle Jones est une fabuleuse dessinatrice. Son style, comme je l’écrivais déjà pour Douze raisons de l’aimer est très proche de celui d’Alberto Varanda. You Have Killed Me conforte cette impression. Les planches sont claires, bien construites mais ont aussi quelques imperfections (comme un faux raccord lors de la scène aux champs de course). Si le dessin est superbe, il est parfois gaché par un encrage trop présent ou par des petits traits qui montrent que l’artiste ne s’est pas arrêtée à temps. Mais au final, le héros aux faux airs de Robert Mitchum et les femmes sexys en diable m’ont rapidement fait oublier tout cela.

You Have Killed Me est donc un bon polar bien classique dont l’ambiance est parfaitement retranscrite. J’aimerais vraiment retrouver Anthony Mercer dans de nouvelles aventures car ce personnage a visiblement un passé bien chargé qui pourrait remonter. Alors oui, c’est moins bon que Parker signé par Darwin Cooke mais cela reste une lecture conseillée.

Les sites des auteurs :

Joëlle Jones : http://www.joellejones.com

Jamie S. Rich : http://www.confessions123.com


Pour acheter ce livre :

En VO :

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