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Dead Space HC

dimanche 27 septembre 2009, par Mathieu Doublet

(Image Comics / Antony Johnson / Ben Templesmith)

Ce TPB comprend les six numéros de la mini-série.

Le sergent Abraham Neumann fait partie du P-Sec, la force de sécurité (de police quoi) sur une base spatiale qui a pour
mission le pillage en bonne et dûe forme des ressources naturelles d’une planète sur laquelle la vie humaine n’est pas possible.
Et voilà qu’après deux ans et demi d’exploration, les scientifiques tombent sur une espèce de tentacule géante marquée de rouge.
Les images ne tardent pas à circuler un peu partout dans la base et pour certains des membres, la chose est entendue : il s’agit
d’un marqueur, l’un des symboles de l’Unitologie, une croyance religieuse qui ressemble comme toute "nouvelle" croyance à une secte.
Et voilà la base qui se sépare de plus en plus entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Mais l’arrivée du marqueur provoque
un changement de comportement parmi les habitants de la base. Des changements dignes d’entrée à l’asile ...

J’ai pris Dead Space au départ pour les dessins de Ben Templesmith allant tâter de la science-fiction dont je me doutais qu’elle
tournerait tôt ou tard au film d’horreur. Et de ce point de vue là, je n’ai pas été déçu. Templesmith est égal à lui-même avec les
mêmes effets de colorisation et toujours cette ambiance poisseuse renforcée par des tons ocres. Les fans se régaleront, les allergiques
auront toujours autant de difficultés.

Ce que j’ignorais au moment de la précommande (parce que je m’étais fort mal renseigné), c’est que ce Dead Space était une préquelle à
un jeu vidéo maintenant sorti (au moins sur PS3). Habituellement, j’évite soigneusement les franchises vidéoludiques, par rapport du produit
mal fichu dont le but est juste de vous faire mettre la main au porte-feuille. Mais avec les six numéros entre les mains, je n’avais plus qu’à
lire le tout. Et j’ai été agréablement surpris : Antony Johnson arrive à faire monter la tension, fait bien parler les personnages et montre
sans forcer leurs différentes motivations. La tension est sensible et progressive jusqu’à un certain moment qui fait tout basculer.
Le scénariste arrive aussi en démarrant son intrigue par la fin et en construisant un gigantesque flash-back à rendre Dead Space, le comic-book
complet avec bien entendu une fin ouverte mais qui reste satisfaisante même si l’on ne voit pas le film d’animation et si l’on ne joue pas
au jeu vidéo.

Nul doute que l’expérience prend une tournure autre dès qu’on a toutes les informations et que le comic-book y contribue grandement mais que ceux
qui aime les récits de SF mâtinés de monstres très lovecraftiens arrivant tardivement se rassurent : Dead Space est aussi un bon comic-book.


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