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Pistolwhip TPB

lundi 21 septembre 2009, par Mathieu Doublet

(Top Shelf / Matt Kindt & Jason Hall)

C’est l’histoire de Mitch Pistolwhip, un détective ayant tout juste son permis pour exercer cette profession après avoir fait celle
de groom d’hôtel mal payé et mal logé. C’est l’histoire de Mr Vogel, un artiste visiblement d’Europe de l’Est qui est censé jouer avec
le groupe New Ideas mais qui se produit seul et qu’on envoie sous l’eau pour qu’il comprenne bien que la seule issue possible est de
tuer une belle jeune femme. C’est l’histoire de Charlie Minks, une très belle jeune femme, poursuivie par un détective débutant et à qui
l’on demande de séduire un chanteur particulier. C’est aussi l’histoire d’un homme qui transpire énormément et d’un vieil homme qui vit
de façon étrange dans une chambre d’hôtel.

Pistolwhip est le fruit de la collaboration entre deux artistes : Matt Kindt et Jason Hall. De Jason Hall, je n’ai lu que le très obscur Trigger (chez Vertigo).
De Matt Kindt, j’ai déjà lu 2 Sisters et c’est ce dernier récit qui m’a donné envie de continuer dans l’oeuvre du bonhomme (qu’il vend lui-même par le biais
du site http://www.supersecretspy.com. On retrouve dans Pistolwhip, la même ambiance jazzy, un monde particulier, américain des années 30-40 où la vie est rythmée
par de vieilles et énormes radios qui exposent fièrement leurs boutons d’ivoire pour changer de station et plus particulièrement, dans le cas qui nous intéresse, par
le serial policier Jack Peril.
Pistolwhip est avant tout une aventure policière avec bon nombre de rebondissements, des flash-backs, des événements racontés plusieurs fois par différents personnages
qui vont forcément se croiser, bref, plein de pièces à assembler pour reformer le puzzle global. De quoi bien faire gamberger le lecteur mais sans que cela soit prise
de tête. Le tout est d’une fluidité bluffante.

Une fluidité qui m’avait déjà impressionné pour 2 Sisters (un joli pavé quand même) et qui se retrouve sur Pistolwhip. Car oui, Kindt aime les grands espaces : dans un comic-book,
classique, le tout aurait pu tenir en trois ou quatre numéros mensuels avec des cases étriquées. Pistolwhip n’est pas beaucoup plus long (120 pages) mais dispose de grandes cases
aérées qui permettent un rythme de lecture rapide. Textes et dessins sont très habilement mis en page et même si le style de Kindt n’est pas des plus détaillés (il réussit cependant
à être très glamour), sa façon de raconter des histoires gomme toute résistance.

Si vous aimez gamberger un poil, si vous aimez les puzzles à résoudre, si vous aimez le climat des années 30 aux Amériques, alors Pistolwhip est fait pour vous.


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http://www.supersecretspy.com/