jeudi 17 septembre 2009, par
(Image Comics / Kelly Yates)

Amber Atoms est une jeune fille qui travaille dans la décharge isolée dont s’occupe ses parents. Mais Amber s’ennuie et rêve d’action, alors pour s’amuser, elle active les droïdes assassins même si pour se faire, elle court des risques. Heureusement que son père veille au grain, mais en jeune adulte qui se respecte, Amber pense qu’il piétine sur sa vie privée. Ses relations familiales vont soudainement prendre une autre tournure quand ses parents vont être menacés par un groupe de mercenaires.
Pendant ce temps, le roi Yamoon de la race des Dar-Tongo tente de reconquérir le poste de la présidence du conseil galactique. Ce ne sera pas chose aisée puisque la dernière fois qu’un Dar-Tongo a occupé ce poste, il a estimé que les autres races extra-terrestrres étaient inférieures et qu’il pouvait très bien tous les commander sans avoir à rendre de compte. Mais le temps est passé et Yamoon est suffisamment bon orateur pour convaincre que ce temps est révolu. Peut-être que sa réussite est aussi due à son étrange vizir conseiller ...
Il n’y a qu’à regarder la couverture (et la dernière case de la dernière page du dernier numéro) pour comprendre qu’Amber Atoms n’est qu’un immense hommage à un dessinateur français : Olivier Vatine. Kelly Yates nous propose donc un récit qsui n’aurait pas à rougir dans la collection Série B chez Delcourt. Sauf que ... Sauf que, sans relecture, on a vite fait de ne pas comprendre comment les deux histoires ci-dessus sont liées et encore, même avec cette information, il est très difficile de comprendre pourquoi la famille Atoms est là où elle est, comment tout se goupille si ce n’est pour une basse histoire de vengeance et comment les vilains de l’histoire agissent dans l’ombre (la faute à une trop grande ellipse).
En ce qui concerne le dessin, j’avoue avoir précommandé le titre sur ses couvertures qui sont toutes superbes et qui ressemblent effectivement à du Olivier Vatine. Malheureusement, il en va autrement à l’intérieur, surtout pour Amber qui est moins jolie tout simplement. Peut-être que cela a aussi à voir avec la colorisation de Michael E. Wiggam qui ajoute des détails et du relief aux visages alors que leur expression est déjà suffisante pour bien comprendre leur émotion. Comme cette colorisation n’est pas très fine et qu’il manque des dégradés entre les différentes couleurs, le résultat est limite laid.
Un scénario classique mais mal amené, des personnages sympathiques mais dont les relations sont mal exploitées, un dessin assez joli mais qui est associé à une couleur mal maîtrisée, vous comprendrez donc qu’Amber Atoms est un récit passe-partout. Il y a de la suite dans l’air mais pas sûr que je sois particulièrement intéressé.

La série n’est pas encore prévue en TPB.