Onirique Comics 7.1

Accueil > Chroniques > Autres éditeurs > Eureka : Dormant Gene #1-4

Eureka : Dormant Gene #1-4

lundi 31 août 2009, par Mathieu Doublet

(Boom ! Studios / Andrew Cosby, Jaime Paglia & Johnathan L. Davis / Mark Dos Santos)

Zoe, la fille du sheriff d’Eureka, ne se sent pas très bien dans le lycée Tesla High. Il faut dire que s’il y a toutes
les classes sociales d’un lycée américain habituel, il y a aussi quelques différences : les pros du football américain sont
remplacés par des "mathlètes", il faut faire la queue pour s’inscrire au club d’échec et les nerds sont encore plus nerds que
la moyenne. Forcément pour Zoé qui est une élève tout à fait ordinaire, Tesla High n’est pas l’endroit où elle peut s’intégrer
sans souci. Heureusement, à Tesla High comme partout à Eureka, des incidents extraordinaires arrivent, comme maintenant où le
lycée est démoli par une élève devenue géante. Et puis les choses peuvent changer : un certain Gene propose à Zoé de devenir son
binôme en classe de chimie. Comme il est plutôt mignon, la jeune fille ne se fait pas prier.

Dormant Gene est la seconde mini-série consacrée à la ville d’Eureka et la série télévisée associée. Comme pour la première
mini-série, on peut dire que le scénariste Johnathan L. Davis accompagnés des deux créateurs de la série télé a bien réussi à
cerner les personnages et les soucis que la ville de scientifiques peut rencontrer. Le découpage est sympa et proche de celui
du modèle live et le système de la narration d’une même histoire suivant différents points de vue (à la Rashômon donc) est toujours
aussi sympathique d’autant que dans l’affaire se glisse un jeune voulant être réalisateur de films à grand spectacle.
Au final, traitement de l’intrigue, développement et résolution sont solides comme un épisode de série télé et les fans ne seront
pas déçus.

La charte graphique est identique à celle de la première mini-série avec des personnages cartoons ressemblant aux acteurs sans pousser
trop dans la farce. Et les couvertures de J.K. Woodward sont aussi de la partie, toujours aussi laides.

Au final, donc, un nouvel épisode sympathique d’Eureka dont le lectorat est déjà ciblé. Tout comme la première mini en fait.